‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 3)Chapitre 211 sur 308 · PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

PRÉAMBULE

Il ne suffit pas de persuader à l'homme d'embrasser la vertu, il faut encore lui montrer en quoi la vertu consiste. Ainsi donc, après avoir exposé dans le premier livre les raisons si nombreuses et si graves qui doivent exciter notre cœur à l'amour de la vertu, venons-en maintenant à la pratique ; présentons ici un enseignement suivi, qui se rapporte à la vie réelle et qui soit capable de rendre on homme véritablement vertueux. Or, comme la première vertu, selon la parole d'un sage, consiste à n'avoir pas de vices, après quoi l'homme peut s'appliquer à l'exercice de la vertu proprement dite, nous diviserons ce livre et cet enseignement en deux parties : dans la première il sera traité des vices les plus ordinaires et des remèdes qu'on doit y apporter; dans la seconde, nous parlerons des vertus elles-mêmes. Mais avant d'entrer en matière, je demande à exposer, dans un chapitre préliminaire, deux principes qui doivent être nécessairement et préalablement établis dans l'esprit de quiconque a résolu d'entrer dans cette voie aussi glorieuse que difficile.

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