‹ Œuvres complètes de Louis de Grenade (volume 4)Chapitre 351 sur 383 · LIVRE PREMIER, CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER, CHAPITRE XV

dissous dans la mer et avoir subi n'importe quel changement, avoir été réduits à une petite quantité et être passés par mille transformations, comme celui-là seul qui peut créer peut anéantir, et que toute la malice humaine, avec toutes ses ressources, est incapable d'annihiler le corps d'un seul martyr, ni même une seule fourmi, Dieu saura bien tirer les restes de nos corps de la partie de l'océan ou de la terre où ils seront. D'ailleurs, nous voyons bien chaque année le Seigneur tirer de la terre et de l'eau, au moyen du soleil et des influences célestes, une infinité de fruits différents ; car aucune des causes secondes n'a de vertu que celle que Dieu lui a donnée. Et Dieu, par lui-même, fait d'une manière bien plus parfaite ce que font les causes secondes, ses créatures. Il pourra donc nous ressusciter tous quand tel sera son bon plaisir.

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