LIVRE H, CHAPITRE III
est juste que nous souffrions des maux mérités, après avoir reçu tant de biens immérités. Que sont vos peines, encore une fois, comparées à ce que méritaient vos péchés? Et si par celles-là vous échappez aux peines éternelles, ne devez-vous pas même vous en réjouir? Portez vos regards vers le ciel, et considérez le bonheur réservé à ceux qui souffrent ici-bas avec patience ; vous direz alors avec l'Apôtre : « Non, les tribulations du temps présent ne sont pas dignes d'être comparées à la gloire éternelle. » Rom. vin, 18.
Par tout ce qui vient d'être dit, nous voyons le respect avec lequel le nom de Dieu doit passer par nos lèvres, et quels sont ceux qui manquent à ce respect. Cette doctrine étant bien établie dans notre âme, ne jurons plus désormais, ne prononçons plus en vain le nom du Seigneur, abhorrons le blasphème, accoutumons-nous à bénir, invoquer et honorer ce saint nom, pour que nous obtenions les récompenses que l'Ecriture sainte promet aux fidèles adorateurs de Dieu, la gloire céleste, où nous n'aurons plus d'ennemis, le bonheur d'habiter la maison du Seigneur et de le louer à jamais.