SUITE DE LA LETTRE A SA SOEUR
Yalneige, 3 mai 1708.
ne cour le précède , enclose d'une haie ue ferme sans serrure une porte de claie ;
poules, des pigeons, deux chèvres, et mon chien , ortier d*un seuil ouvert et qui n'y garde rien , ui jamais ne repousse et qui jamais n'aboie, ^3M[ais qui flaire le pauvre et l'accueille avec joie ; passereaux montant et descendant du toit , 'hirondelle rasant l'auge où le cygne boit; "Tous ces hôtes, amis du seuil qui les rassemble, IFamille de l'ermite, y sont en paix ensemble ; ILes uns couchés à l'ombre en un coin du gazon , T>'autres se réchauffant contre un mur au rayon ; Ceux-ci léchant le sel le long de la muraille , lEt ceux-là béquetant ailleurs l'herbe ou la paille ; Trois ruches au midi sous leurs tuiles, et puis Dans l'angle sous un arbre, au nord, un large puits Dont la chaîne rouillée a poli la margelle, Et qu'une vigue étreint de sa verte dentelle;