A MADEMOISELLE DELPHINE GAY
Des sources sous le hêtre , ain$i que dans la plaine , De frais ruisseaux dont l'œil aime à suivre les bonds y De Tombre y des rayons y des brises dont l'haleine Plie à peine les joncs ;
Des coieattï aux flancs d*or ^ de limpides vallées, Et des lacs ëtoilés des feux du firmament y Dont les vagues d'azur et de saphir mêlées Se bercent doucement ;
Il entend ces doux bruits de voix qui se répondeùt , De murmures du soir qui montent des hameaux, De cloches deê troupeaux, de chants qui se confondent Aux sons des chalumeaux ;
Marcliànt sur des tapis d*herbe en fleurs et de mousses i Ah ! dit-il , que ces lieux me gardent à jamais! Ija nature a caché ses grâces les plus douces Sous ses plus hauts sommets !
Ainsi les noms qu'au ciel la rënomtuée élève , De leur éclat lointain semblent nous consumer ; Jalouse de ses dons-, la gloire leur enlève Tout ce qui laisse aitner !
Ainsi quand je te vis , jeune et belle victime , Qu'un génie éclataAt dioisit pour Son malheur, Je cherchai sur ton froïift le rayon qui t'anime Et je fermai mon cœur ;