LA TRISTESSE
L*âme triste est pareille Au doux ciel de la nuit , Quand Tastre qui sommeille De la voûte vermeille A fait tooiber le bruit;
Plus pure et plus sonore , On y voit sur ses pas Mille étoiles éclore, Qu'à Téclatante aurore On n'y soupçonnait pas.
Des ties de lumière Plus brillante qu*ici , Et des mondes derrière , Et des flots de lumière Qui sont mondes aussi !
On entend dans l'espace
l^RMONIES POÉTIQUES. i&J
Les chœurs mystérieux , Ou du ciel qui rend grâce , Ou de Fange qui passe, Ou de i*homme pieux!
Et pures étincelles De nos âmes de feu, Les prières mortelles Sur leurs brûlantes ailes Nous soulèvent un peu !
Tristesse qui m'inonde , Coule donc de mes yeux , Coule comme cette onde Où la terre féconde Voit un présent des cicoix !
Et n'accuse point l'heure Qui te ramène à Dieu !
Soit qu'il naisse ou qu*il meure, Il faut que Thomme pleure Ou Texil , ou l'adieu I
Vï.