‹ Œuvres complètes de M. A. de Lamartine (volume 5)Chapitre 46 sur 88 · LA TRISTESSE · texte numérisé non relu

LA TRISTESSE

L*âme triste est pareille Au doux ciel de la nuit , Quand Tastre qui sommeille De la voûte vermeille A fait tooiber le bruit;

Plus pure et plus sonore , On y voit sur ses pas Mille étoiles éclore, Qu'à Téclatante aurore On n'y soupçonnait pas.

Des ties de lumière Plus brillante qu*ici , Et des mondes derrière , Et des flots de lumière Qui sont mondes aussi !

On entend dans l'espace

l^RMONIES POÉTIQUES. i&J

Les chœurs mystérieux , Ou du ciel qui rend grâce , Ou de Fange qui passe, Ou de i*homme pieux!

Et pures étincelles De nos âmes de feu, Les prières mortelles Sur leurs brûlantes ailes Nous soulèvent un peu !

Tristesse qui m'inonde , Coule donc de mes yeux , Coule comme cette onde Où la terre féconde Voit un présent des cicoix !

Et n'accuse point l'heure Qui te ramène à Dieu !

Soit qu'il naisse ou qu*il meure, Il faut que Thomme pleure Ou Texil , ou l'adieu I

Vï.

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