‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 111 sur 756 · DUMONT, ANDRÉ · texte numérisé non relu

DUMONT, ANDRÉ

DUlfONT, à André.

Faites ce qu'on vous dit, et pasde réflexions! Tous savez bien que Mademoiselle est la mat: tresse.

ANDRÉ

Mais , monsieur Dumont , sortir nos caisses par lesgeléesblanchesd^automne! çaa-t-il dubonsens?

DUlfONT.

Que t'importe?

ANDRÉ

Pour danser.

DUlfONT.

Qu^est-ce que cela te fait ? M. le baron de Ronfray, notre maître, n'a d'autre enfant que mademoiselle Emestine ; par conséquent il ne sait que ses volontés. Faites-en autant, et puisque Mademoiselle le veut, transformez l'orangerie en aalle de bal • et dépêchez-vous.

ANDRÉ

Mais pensez donc.

Air : Je loge am quatriétM étëçe.

Si ¥oas les sortez de la serre, Ces pauvres orangers vont monrir.

DUMONT

Eh bien! qo'ils mear'nt, c'est lear affaire; La nôtre, à nous, c'est d'obéir.

ANDRÉ

Mais songei qa' l'biTer va venir.

DUMONT

Qae fait l'hiver à not' maîtresse?

Elle ne pense qu'aux beaux Jours, Et croit, parc' qu'elle a d' la Jeunesse, Que V printemps doit durer toujours.

Allez...

(André sort.) DUMONT, le regardant sortir.

Cet imbédle , qui se croit obligé de prendre les intérêts de la maison I ça n*a pas la moindre

idée du service... ( Apercevant Pierre, qui arrive par le

foud A droite.) Eh! c'cst Pierre Aousselet, le fermier de Monneur.

Page 1