‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 116 sur 756 · UNE JEUNE PERSONNE · texte numérisé non relu

UNE JEUNE PERSONNE

Eh bien ! allons à la chaumière.

ERNESTINE

n fait bien chaud.

UNE AUTRE

Dans la prairie.

Oh ! oui , dans la prairie.

ERNESTINE

C'est bien humide. Du reste, mes bonnes amies , tout ce qui pourra vous amuser.

ALPHONSE , avec ironie.

A quoi bon se promener à la campagne?

ERNESTINE

Oh I dès qu on désire faire quelque chose , on est sûr que M. Alphonse s'y opposera.

ALPHONSE

Moi, Mademoiselle?

ERNESTINE

Je ne connais pas d*esprit plus contrariant Tout à Theure encore , lorsque mon père a reçu

le billet de lure part de mon cousin de VQleblanche , qui épouse une petite fille de rien , une espèce de grisette , j'ai eu le malheur de m'élever contre un mariage aussi ridicule... Monsieur, pour me contredire , n'a pas manqué de prendre la défense de mon cousin , de soutenir qu'on n'était pas le maître de ses affections, et qu'après tout, si la Jeune personne était aimable...

ALPHONSE

Permettez...

TOUT LE UONDE.

Oh ! TOUS l'avez dit, vous l'avez dit

(Zoé sort du pavillon et reste dans le fond I droîle.) ALPHONSE.

Un moment Tai dit qu'entre deux personnes qui s'aimaient il n'y avait pas de mésalliance, que tout était égal , et que je concevais parfaitement qu'un homme bien épris ne voulût pas sacrifier son bonheur à un sot préjugé. Mais si vous M'aviez laissé finir...

ERNESTINE , avec impatience.

Taisez-vous, Monsieur; vous êtes insupportable ! il n'y a pas moyen de discuter avec vous. Venez, Mesdemoiselles... (En faisant quelques p«,

elle aperçoit Zoë pleurant dans ton ooin.) Eh! HUliS,

que vois-je?

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