‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 124 sur 756 · PIERRE, ANDRÉ, ZOÉ · texte numérisé non relu

PIERRE, ANDRÉ, ZOÉ

PIERRE , à André qui tient des lettres à la main.

Qu'est-ce que tu veux? qu'est-ce que tu demandes?

ANDRÉ

Ce n'est pas vous, c'est mam'zelle Zoé, un paquet de lettres que je rapporte pour elle de chez le notaire.

( Il donne les lettres & Zoé. ) PIERRE.

C'est bon; va-l'en. (André s'en va.) Des lettres, un notaire ; qu'est-ce que cela veut dire ?

ZOÉ

Je n'y comprends rien ; on ne m'écrit jamais, et pour bonnes raisons... Mais vous, monsieur Pierre, qui savez lire?...

( Elle lui donne les lettres. )

llfr

œUVRES COMPLÈTES DE SCRIBE.

PIERRE, lai prtaant.

Avec plaisir; c'est mon fort, là lecture : le

reste, je ne dis pas. (n Ut comme on éooUer.)

« Mam'zeile, depuis que Je yoos adore» excusez » si Je ne tous en ai rien dit... »

SOÉ.

Gomment f c^est une lettre d^amomr ?

PIERRE , haoMêat \m épaulM.

Gomme c'est écrit 1

ZOÉ

Mais pas mal... a Je voos adore. » Gontiniiez.

PIEBRB » eonliiMUitt.

« G'est que mon respect aait égal à mon at » lence. Mais si Toffre de ina main et de ma lior-

» tune... » (S*interrompaikt.) QuC C*eSt béte! UUI

main et ma fortune ; ils n'ont que ça à dire ; ça doit être beau ! Quel est donc Taninial qui écrit de pareilles sottises ? ( u n^uéù u ligaatafe. ) Jean Lliuillier.

zofc. Jean Lliuillier , le menuisier ; un Joli garçon !

PIERRE

Oui , un grand échalas.

ZOÉ

Et les autres?

PIERRE 9 parcoaraat loi Istlrei,

Toutes de même.

ZOÉ

Os yeulent tous m'épouser (

PIERRE, lisant le» signature»*

Jérôme Dufour, André Leloi^» Christophe l'Ahuri; en v1at-il 1 en v'ià-t-ill

Aie : J*e% guêtU um petit de mon ûge, Y crois qu'il en sort de desMiis terrt •

ZOÉ, à part.

V'ià qu'ils arrivant I... Est-ce étonnant!

PIERRE

Cest pire qu'une folle enchère.

Et tout r monde en veut maintenant*

( Regardant les lettre». ) Là prorision est assex ample , Car tout Y village après eir s'est lancé, I^puis que l' seigneur a commencé.

ZOÉ

Ce que c'est que le bon exemple*

(a part et regardant Pierre.)

Et ça ne lui fait rien ; il se tait ; cependant il souffire! Peut-on être dur comme ça à soi-même I

PIERRE, hésitant.

Et de tous ceux-là , lequel que vous choisiriez ?

ZOÉ 9 le regardant eu denons.

On ne sait pas ; il peut s'en présenter d'autres.

PIERRE , à part.

Att fait, elle a raison. Si je tarde encore... Jusqu'à présent il n'y en a que deux qui en valent la peine, le seigneur et le régisseur. On serait le

troisième , et le numéro 3 n'est pas trop mauvais. Si j'osais; j'ai envie d'oser... (a zoé.) Man'ieUe.

BOÉ , se rapprochant.

Qu'est-ce que c'est?

PIERRE

Eh bien I... ( a part. ) Ah ! mon Dieu ! et Catherine Bazu qui a ma parole. Si j'allais me trouver deux femmes sur les bras. Faut que je me dégage.

( On entend sonner deux heure». ) ZOÉ.

Ah! mon Dieu! et mon amoureux qui m'attend!

PIERRE

Vof amoureux!

ZOÉ

Ttà tntnnis d'aller le rejoindre à deox heures.

Pourquoi donc?

ZOÉ

Je ne sais pas.

PIERU.

Et où ça ?

lOÉ.

Au bout de cette allée.

PIRRIB.

Et vous irez?

ZOÉ

Certainement. Moi, d*abordt je l'ai que ma

parole. ( Regardant da côtidn hùm^ptX. ) JUStemeBl je

Paperçois.

(Elle 7 coort.) PIERRE , vooUnt rtrrèier.

Eh bien! attendez donc, llam'zelle; moi ami j'ai à vous parler.

ZOÉ, en s'en allant.

Ce sera pour une autre ibis; ça lui appieidra à se décider.

( Elle diflparait dans k boiqnet. )

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