SCÈNE X
Les Précédents, BEAUVOISIS.
BEAtVOISIS.
Eh bien! oiï est donc tout le monde? on me laisse seul. Je vous cherchais, ma jolie cousine.
MATHILDE
Vraiment!
BEAUVOISIS
Moi, qui m^endors dès que je ne fais rien. Je m'amusais à feuilleter votre carton de dessins, des choses ravissantes, lorsque tombe à nés pieds celte lettre toute cachetée.
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Une lettre !
BEAUVOISIS
Adressée à Mathilde.
FRÉDÉRIC, dam le plus grand trouble.
C*est la mienne !
MADEMOISELLE D*HARTILLE.
Qu'csi-ceque cela signifie?
PHIUPPE-
IIATHILDE.
Je llgnore, ma tante; voyex vous-même.
PHILIPPE , bas à Fr/déric qui lait uo mouvement.
Qu'avez-vousdonc?
FRÊDÊBIC , de même.
C'est fait de moi I
MADEMOISELLE D*HARVILLE , qui, pendant M temps, a décacheté la lettre.
Une dédaration ! Signé, Frédéric,
BEAUVOISIS, MâTHILDE, MADEMOISELLE D*flARVILL£, PHILIPPE,
Frédéric!
Air : 4 «KM sermen(9 l'honneur Vengage (de la Mukttb).
KIf5E|l|LI«
MADEMOISELLE D'uARVILLE et BEAUfOlllS.
Diea l qu'di-je lu :
Quelle insolence !
C'est l'indulgence Qui l'a perdu.
PHILIPPE et MATHILDE.
Qu'ai-je entendu !
Quelle imprudence!
Plus d'espérance.
Tout est perdu !
FBÉDÉRIC, à part.
Qu'ai-je entendu !
Plus d'espérance.
Mon imprudence A tout perdu.
MADEMOISELLE D^HARYILLB.
M'oatrager ainsi *
BBAUTOISIS.
Quelle audace!
MADEMOISELLE D*HABTILt£« Manquer A ma famille !
BEAUVOISIS
Oublier ce qu'il est I MADEMOISELLE D^HARVILLE.
A mes bontés voilà le prii qu'il réservait!
Ah! de grâce...
BBAinroisu.
Il fallait le tenir à sa place.
MADEMOISELLE D*HARVILLE
U aufflt! de ces lieux qu'il s'éloigne A l'instaùU
MATHILDE* Qae dites-vous , 6 ciel !
MADEMOISELLE D*HARVILLEy regardant 'sa nièce et Philippe.
J'espère maintenant Qae personne , chez moi , n'osera le défendre. (Mathilde bai«e leijeax).
FRÉDÉRIC
Ah! Madame , daignez m'entendre.
KaSEHBLK.
MADEMOISELLE d'haRTILLE et BEAUYOISIS.
Dieu ! qu'ai-je lu ! etc.
PHILIPPE et MATHILDE.
Qu'ai-Je entendu ! etc.
FRÉDÉRIC, Ipart.
Qu*ai-je entendu ! etc.
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Qu'il sorte de mon liôlel. ( a Beauvoiait. ) Tenez, vicomte» voici la clef de mon secrétaire; allez , faites un bon sur mon banquier d'une année de pension.
FRÉDÉaiC.
Et je pourrais encore accepter vos bienfaits I
PHILIPPE, bas à Frédéric.
Taisez-vous.
Rentrez, Mathilde, dans votre appartement; et vous, Philippe, suivez -moi. (Philippe veut loi
parler. ) £t paS UU mOt.
(Beauvoiaisaortle premitrt madtmoiMlle d'HarviUt, avant de sortir, ordonne du geite à MathUde de rentrer ches elle ; Frédéric et Philippe implorent mademoiselle d*HarvUie, qui les regarde d*an air coorroucé , et tort ; Philippe U suit. Mathilde est seule à droite auprès de la porte de son appartement. )