SCÈNE XII
GABRIELLE , VALSAIN.
VALSAINt Ipsrt.
Je n'ai vu personne. Sachons si son cœur est engagé. (Haut.) Vous me fuyez» Mademoiselle?
GABBIBLLB.
Non, Monsieur, (a part.) Lui dire : Je vous hais, c'est si impoli! Il faut que ce que Je vais faire ne soit pas bien; car Jamais mon cœur n'a battu aussi fort.
VALSAIN.
Je me retire, si ma présence vous est importune.
Importune 1 au contraire.
VALSAIN, TivemenU
Au contraire ? EUe vous fait donc plaisir?
GABRIELLE
Plaisir 1 Ce n*cst pas cela que Je voulais dire. Je suis bien aise de vous voir , parce que J'ai à vous parler.
VALSAIN.
Et moi , J*ai tant de choses h vous dire.
GABRIELLE
Je ne sais comment vous le faire entendre.
VALSAIN.
Je ne scis comment m'expliquer.
GABBIBLLB.
Diies toujours; Je comprendrai peut-être.
▼AUAIN.
Je suis aussi embarrassé que vous*
GABRIELLE, Tirtment.
Ah! mon Dieu! Est-ceque vous me haïriez, et que vous n^oseriez pasme le dire?
VALSAIN.
Vous halk* ! Et qui le pourrait? Dès qu'on tous volt, ne faut-Il pas vous aimer? Mais, parlei. Je veux tout devoir à vous-même, et rien à l'obéissance. Si vous avez fait un choix, vous n'avez à redouter ni contrainte, ni violence. Je partirai avec le regret de vous avoir connue. Je sentirai tout ce que J'ai perdu; J'en mourrai peut-être; mais vous n'entendrez de moi ni plainte ni murmure.
GABBIBLLB, I part.
Mourir si Jeune, un si Joli cavalier. (Haut.) Mon Dieu, Monsieur, Je serai bien fichée de causer votre mort
VALSAIN.
Est-ce là tout ce que vous vouliez me dire?
GABBIBLLB.
Mais pas tout à bit.
VAUAIN*
Dites toujours ; Je comprendrai peut4tre.
GABBIBLLB.
Je n'aurai Jamais la force d'avouer... Mais ne pouve»-vous pas deviner ?
VALSAIN.
Elle est charmante.