SCÈNE XVIIL PHILIPPE , Mademoiselle D'HARVILLE
PHILIPPE , oorrant le billet.
Je ne sais pourquoi ce message me trouble , et
je ne pois deviner. . . ( II jette les yeux sur les premières tignes et pooase un cri. ) Ah !
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Qu'est-ce donc?
PHILIPPE
Frédéric! il serait vrai! (n laisse échapper u
lettre, et se précipite dans la chambre de Frédéric.)
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Frédéric! que dit-il? et quel nouveau malheur ?... ( £Ue ramasse la lettre et lit rapidement.) « MOH
» ami , mon père, pardon, si je vous désobéis ; » mais à présent, moins que jamais, je ne puis » vivre avec opprobre. Fils d'un soldat, personne » n'aura le droit de m'appeler un lûche ; l'heure » a sonné , adieu ; dans un instant , je serai vengé,
» ou je n'existerai plus.» (Allant vers PhiUppe.) £st-jl
possible ! Frédéric !
PHILIPPE , revenant pflle et les traits décomposés.
C'en est fait, la fenêtre qui donne sur la cour était ouverte , il s'est échappé.
MADEMOISELLE d'HARVILLR.
Odell
PHILIPPE
n est parti, et peut-être, en ce moment...
(Avec des saogloU.) MOU fils! mOn filS !
MADEMOISELLE D'HARVILLE, le aoutanant.
Philippe!
PHILIPPE, tombant dans on fauteuil.
Je ne le verrai plus , il le tuera.
MADEMOISELLE d'HARVILLE, agitée.
Non , non ; il est encore temps de les arrêter, Il faut courir.
PHILIPPE
Et de quel côté ? où sont-ils maintenant ?
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Je ne sais , mais n'importe, il faut les retrouver.
Ah ! (Courant à la porte du fond, qu'elle ouvre avec précipitation , et appelant. ) Marcel ! Joseph ! Baptiste !
( Elle court prendre la sonnette sur la table et sonne en continuant d*appeler. ) MarCCl ! JoSCph ! VOUCZ tOUS ,
venez vite.