SCÈNE XIX
Les Précédents; JOSEPH, plusieurs Domestiques dam le fond; ensuite MATHILDE.
MADEMOISELLE D*HARVILLE
Mon neveu, OÙ est-U?
JOSEPH
Monsieur le vicomte? il a quitté Phôtel depuis longtemps.
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Et Frédéric , l'avez-vous vu sortir?
JOSEPH
Oui, Mademoiselle, J'étais à la porte; U est monté dans un cabriolet de place.
MADEMOISELLE D'HARVILLE
Quel chemin a-t-il pris?
JOSEPH
Je ne sais , Je n'ai pas foit attention.
MATHILDE, entrant.
Qu'est-ce donc, ma tante? qu'y a-t-il ?
MADEMOISELLE B'HARVILLB.
Bien , chère amie ; c^est monsieur de Beauvoisis à qui je voudrais parler sur-le-champ. ( Aux domestiques. ) Que tous mes gens montent à cheval , qu'ils courent chez mon neveu , chez ses amis; qu'on le trouve , quelque part qu'il soit ; qu'on lui dise que je l'attends; que je veux le voir, tout de suite, à l'instant; allez, et songez h l'amener avec vous.
( Les doniestiqaet sortent. )
MATHILDE
Eh ! mon Dieu , ma tante ! je ne vous oi jamais Tue dans une inquiétude pareille pour monsieur de Beauvoisis; c'est donc bien important?
MADEMOISELLE D'flARVILLfc.
Oui , laissez-moi , je vous en prie , je le veux ; ne puis-je être seule ?
MATHILDE
Je m'en vais , ma tante , je m'en Tais. Ah 1 mon Dieu! qu'est-ce qu'il y a donc? (EUe sort pu- le
fond.)