‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 150 sur 756 · SCÈNE XXIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIII

Les Précédents; FRÉDÉRIC,' le poignet entouré

d'un mouchoir noir.

TOUS , courant au-devant de lui.

Frédéric!

FRÉDÉRIC , se jetant dans les braa de Philippe.

Mon ami, mon p...

PHILIPPE, riulerrompant.

C'est bien ; c'est bien. ( a part, le regardant avec

orgueu. ) Mon fils ! c'est là mon fils.

FRÉDÉRIC

Vous me pardonnez.

MATHILDE , qui t'est approchée.

Non pas moi. Monsieur, nous avoir fait une telle frayeur!

FRÉDÉRIC

MathUde !

MADEMOISELLE d'HARVILLE, à part, etseule à riutie bout du Ibcùtre.

Et moi , il ne me dit rien , il ne croit pas me

devoir de consolations ! (Haut, et possaut entre Beau-

vouu et Hathiide. ) Frédéric !

no

FEÉDÉIUG« vnc mpect.

Ah ! pardon I Madame ! ce n'est qu'en tremblant que j'ose reparaître devant vous.

UADEMOISELLB d'HABVILLE, d*oiM voix éœoe.

Pourquoi donc? croyez-vous que je n'aie pas partagé les inquiétudes que vous donniez tous deux? N*y allait-il pas de ce que j'ai de plus dier au monde ?

(Elle regarde Philippe. ) BEAUTOISIS , t*iDc1inaot.

Vous êtes bien bonne , ma tante. Il est sûr qu'il a rendu là un grand service à la famille.

MADEMOISELLE d'HARVILLB, MiBiMtot «on idée.

Oui, aussi, nous devons le reconualu^ d*une manière digne de nous. Mon neveu , nous avions parité plusieurs fois de votre mariage avec Maibilde ; mais j'ai cru découvrir le fond de sa pensée.

MATHILDB.

A moi, matante?

MADEMOISELLE D'HABVILLE.

Oui! j'ai cru voir que, comme sa mère, elle préférait un mariage d'inclination à un mariage de convenance ; et pour acquitter les dettes de la famille, j'ai résolu, si elle y consentait, de la donner à celui à qui vous devez la vie.

FBÉDÉRIG et MATHILDE.

H serait vrai! quel bonheur!

BBAUVOISIS , à part.

Par égard pour moi, une héritière de quatrevingt mille livres de rentes ! Décidément ma tante m'aime trop.

(En ce moment Pbib'ppe paaie aaprèa de mademoiselle d'Hanrille.)

MADEMOISELLE D'HABVILLE, & Philippe qui eetrraa auprès d'elle.

Et de plus je ferai pour Frédéric ce que je dois faire. (Baa.) Mais après moi , Philippe.

PHILIPPE , la regardant.

Maisqu'avez-vous?

MADEMOISELLE d'HABTILLB , bM.

Que je voudrais l'embrasser !

PHILIPPE, b«.

Eh bien ! qui vous en empêche ?

MADEMOISELLE d'HABVILLB, b»«

Je n'ose pas.

PHILIPPE, b«.

Vous n'osez pas ! vous devez être bien malheureuse I (a Frédéric.) Eh bien! mon... mon cher... monsieur Frédéric , vous voilà avec une belle fortune , une joUe femme ; comment ! vous ne remerciez pas celle à qui vous devez tout cela ?

FRÊDÉBIG , baisant les mains de mademoiselle d'HanriUe.

Ah ! ma vie entière ne suffira pas...

PHILIPPE, le poussant.

Eh non! morbleu, pas ainsi, dans ses bras, mademoiselle le permet.

(MademoiseUe d*HarTiUe rembrasse arec la plus vive rmo-

tion.)

MADEMOISELLE D'HABVILLE.

Philippe , vous les suivrez.

PHILIPPE

Oui , Mademoiselle, je ne les quitte plus.

MADEMOISELLE D*HABV|LLE.

Et quant à votre fortune...

PHILIPPE , arec âme.

Moi! je n'ai plus besoin de rien, je suis heureux et plus riche que vous tous, (Lui montrant son

fibet Mathiide. ) Regardez.

UNE FAUTE

Représente pour la première fois , à Paris , sur le théâtre du Gymnase draina li(|iie ,

le 17 août 1830.

En.NEST DE VILLEVALUER.

LÉONIË, M femme.

Madaml DARMENTIÈRES, Unie de Léonie.

B4LTUASÂR, ancien domestique.

GRINCHEUX , maître menuisier.

JOSÉPHINE, sa femme, couturière.

Parents et Amis d'Ernest.

&« aoène m passe dans on ohâtean aux environs de Bordeaux.

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