‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 172 sur 756 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ERNEST, LËONIE, endormiei MADAME DAR- MENTIÈRES, entrant avec JOSÉPHINE.

MADAME DARMENTIÈRES et JOSÉPHINE , dans le fond. Que le silence Guide nos pas; De la prudence, El parlons bas.

(a Ernest.) Elle dort... qu'avea^vous? ah! votre air m'épouvante. Moi 1... je n'ai rien , ma cbére tante.

EMBEMBLE.

ERNEST

A qui m'ofTense Malheur, hélas!

Que la vengeance Arme mon bras !

MADAME DARMENTIÈRES et JOSÉPHINE.

Faisons silence ; Oui, parlons bas; Que la prudence Guide nos pas.

ERNEST, à Joséphine, lui montrant Léonie.

Joséphine , restez près d'elle , ne la quiuei pas.

( Joséphine se rapproche de Léonie , qui est toujours sur le canapé. Ernest emmène madame Darmentières è droite.)

Dites-moi , ma cbère tante...

MADAME DARMENTIÈRES.

Tout ce que ?oii8 voudrei... nais auparavant daignez jeter les yeux sur cette liste.

ERNEST

Qu'est-ce encore?

MADAME DARMENTIÈUES.

Je fais part de votre arrivée à nos parents, à nos amis... à ceux qui , en votre absence , ne nous ont point abandonnées... c*est bien le moins.

11 venait donc ici , en mon absence , beaucoup de monde?

MADAMB DARMENTIÈRES.

Mais, oui... la proximité de la viiie..* on Tenait dtner... et Ton repartait tosoir.

BRNBST.

Jamais on ne restait ?... Vous auriez pa cependant, de temps en temps » retenir pour quelques jeun...

MADAME DARMENTIÈRES.

Gela m*est arrivé une fois... bien malgré ma nièce, qui s*y opposait., qui ne le voula it pas.. et je suis enchantée que vous soyez de mon avis... car, en eflbt, quand ce sont des porsonaos de na famille...

ERNESTs

Ab ! c'était de nos parents !

MADAME DARMENTIÈRES*

Edouard ds MireanoiiL

ERNEST

Edouard I...

MADAME DARMENTIÈRES.

Celui que vous avez fait entrer à Saint -Cyr, et fait nommer sous-lieutenant» (smea s*c»t mis à

la table sans rien dire ). £fa bien ! qUC faites - VOUS

donc?

BRNBST, froidement.

Je ne le vois pas sur votre liste... et je lui écris... pourrinTUn-^

MADAMB DARMBirnÈaBS.

Y pensez-voi|s ?

ERNEST

Oui... j'ai à lui parler.

MADAME DARMBNTIÈRBSr

Vous ne savez donc pas que le pauvre garçoa n*est pli|8«

BRNBST.

Que dites-vous ?

MADAME DARMENTIÈRES.

U y a six mois , à peu près... quelques jours après nous avoir quiuées,.. U est arrivé à rarttée« et le premier boulet a été pour lui*

ERNEST

Il est mort!

MADAME DABMBKTIÈRES.

Ce qui ne m'étonue pas.*» avec uae tâto come la sienne»

BRNBST* Mort!... (a part, laissant tomber sa plume.) £t

UNE FAUTE

fflainteoant, sur qui me venger?... (Regardant Lèooie.) Sar qai?... surlafllle de mon bienfuileur... de mon second père !. ..

JOSÉPHINE

Monsieur... madame revient à elle... elle s*éTellle.

LÉO!Tlfi.

Ah! qae j'ai souffert!... Que! réVt afiVenx !

(Begardaat autour d*dle. ) Ma taUtC... JOSÔphine...

OÙ donc est-il?

MADAME BARMENtIÈRES.

Toujours avec toi... il ne t'a point quittée... (âETMvt.) Mon neveu... .

Ltomt.

De grâce, approchez-vous. (Ern«l t'avance en «ieoce. Elle lui prend U main, qu*elie porte 4 ses lèvres.)

Je souffre moins... Je me sens mieux quand vous êtes là.

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