ERNEST, LÉONIE
( Ernest, debout au fond , reste enseveli dans ses réflexions. Léonie se retourne vers lui ; elle voudrait et n*ose lui parler. Enfin, ne pouvant retenir ses sanglots, elle tombe à genoux, et prie, mais en tournant le dos à Ernest. )
ERNEST , s*approchant.
Eh bien ! Léonie , que faites-vous ?
LÉONIE
Hélas ! Monsieur... je n'ose vous regarder, ni vous parler... Oh , mon Dieu !... si vous saviez ce qui se passe dans mon âme...
ERNEST
Levez-vous... et écoutez-moi.
(Léonie se lève, s*approcbe d*Ernest lentement , et la tèto baissée.) LÉONIE.
Ah! Monsieur...
ERNEST, froidement.
Ne me remerciez pas. J'ai songé à votre père, que celte nouvelle aurait fait mourir de chagrin , et j'ai fait ce que j^ai dû , pour lui et pour moi... j'ai voulu que celle qui portait mon nom fût respectée et honorée... J'y ai réussi... vous avez retrouvé l'estime de tous.
LÉONIE
Excepté la vôtre , Monsieur... Je ne vous dirai point que votre éloignement, que l'absence de vos conseils , que tout enfln n'a que trop secondé la légèreté et l'imprudence qui, malgré moi, m'ont perdue... Rien de tout cela, je le sais, ne peut atténuer ma faute , et le ciel ou bien mes remords qui vous l'ont révélée disent assez qu'elle est sans excuse... Et si vous êtes trop généreux pour m'en punir, et pour vous en venger... c'est à moi de me charger de ce soin... et je vous promets que ma mort...
ERNEST
C'est ma seule ressource... mon seul espoir.
ERNEST
Croyez-vous donc qu'on répare une faute en en commettant une nouvelle?... Il faut vivre pour expier ses torts... Mais c)da demande un long
lea
OBUYRES GOMPLÊTBS DE SCRIBE.
counge} et Je conçois qull est plus fkcUo de mourir.
LÉOHIB.
Ah I Montieur... Je toi» obélraL