CA1IB8T
Vom fiTres... imds loin de nol^.. Je fen q«e cette séparation se fasse sans brait, sans éclat«é. Fiez-tons à moi du soin de sauver les apparences... et quant à vous , Madame , puisque vous avez promis de m*obéir.... vous saurez tout à l'heure ce que je veux faire de vous, ce que j'attends de vous. •• Je reviens...
LÉOIflB.
Un mot*, car tout me dit que Je vous vois pour li dernière fois.»» un mot enoore.
ERNEST
Je vous écoute*»» que me voulez-vous ?
LÉONIB.
Je me soumettrai à tout ce que votre justice ordonnera, quelque rigoureuse qu'elle soit.. Mais ne m'ôtez pas tout espoir... et un Jour , Monsieur, un Jour du moins, quand mes traits flétris par la souffrance et les années, quand mes joues pilonnées par les larmes vous diront que j'ai assez pleuré ma foute, alors... oh ! ce sera dans bien longtemps!... alors puls-Je espérer?... (Emett, poor
cacher son émotion , veut t'éloigner. ) Ah ! ne me quittCZ
pas! Encore un instant... encore un, je vous
prie... une grâce... (EnMit, qui était prêt de U porte tu moment de sortir, t^arrète.) NOtt pOUr moi... Bal-
thasar doit-il être puni? Et dois-je «ajouter à mes torts celui de vous priver d'un ami et d'un serviteur fidèle?
SBNBST.
Il reviendra... je lui dirai... Attendez^moi icL
LtOMIV.
Oui» Monsieur.
(SmettMrt.)
8GÈNB X»
LÉONIEp pi>j.GRINGH£tIXetJOSÉPBIME.
LÉONIB»
n me fhlt*. 11 me quitte... O mon Dieu! quel sort m'attendait 1... quel avenh* m'était promis !... et que de bonheur dÂruit pour une seule (hute !...
(Vivement.) On ViCUt.. (S^eMoyaot la yeut.) POUr
lui, pour son honneur, cachons mes larmes.
(Affectant on air riant. ) Ah ! C'CSt JOSéphiUe et SOU
mari!
OEIlfCttBint, tenant loaéphlne tomle bru.
Oui, ma femme; Je suis le plus heureux des hommes , et t'ahne plus que Jamais»
JOSÉimiNS, Et pourquoi?
eiuRCBiinu Pourquoi ?«.. Je n'ai pas besofai de le le db^.. Mais tout le monde le saura , à commencer par madame la comtessoi parce que c'est devant elle que j'ai pu te soupçonner»
LtORIB.
Que dites-vous?
OMIIÎCBBIIX»
Oui, Madame»», malgré ceqaevo«sm'avai dit, J'avais des inquiétodes.»» parce qu'il y a un peik blond , on commis marchand, qui soit ma feame partout.» Moi alors Je la suivais aussi i dç sorte que tous les trois nous ne nous quittions pas,.» 11 rôdait depuis ce matin dans le parc, à l'enUNir du gros tilleul.. Trois fois il a été regarder dans le creux de l'arbre... Et moi* oadié dam ie feuillage. J'étais là k l'aimt*, lorsque j'ai vu arriver madame Grincheux , qui mystérieusement a jeté une lettre et 8*est enfuie... Or, cette lettre, quoiqu'elle ne fût pas à mon adresse...
(n kItriffM dthrlief I» Mcbet.)
losiraiHB.
Odell
fiBINCBBUX.
Aia : F«, é^umê $ei9nœ imutUmé
J'ai lo... d' J«lo enoor J'en suit iîre, Qu'eir lui disait, pour premier point, 6' cesser d' l'aimer e( d^ U poursuivre, Attendu qu'ell' ne l'alnialt point...
Altendo qa' c'est moi seul qu'elle tint ; Kl de sa part est-ce gentil l)e r dire à d'autr's , quand A moi-même J' crois que Jamais ell' ne Ta dit!
JOSÉPHINE , bas ILéonie,
Ah ! Madame... que ne vous dois-Je pas !
GRINCHEUX
Ta! remi^ le billet, qu'un instant après on est venu reprendre... Et si vous aviez va son désespoh*... 11 s'arrachait les cheveux.
JOSÉPHINE
Pauvre garçon !
GRINCHEUX
C'est ce que je me suis dit : H m*a fait delà peine et en même temps du pkdsir... i>arce qœ cela prouve que ma femme...
JOSÉPHINE
M'est peut-être pas plus sage qu'une autre, (bsgardant Léonie.) Hais dlc a eu de bous svis, de sages conseils... et tout le monde n'a pas le même bonheur.,.
Cest égal , tu peux faire maintenant tout ce qoe tu voudras , Je n*y trouverai Jamais à redfa^, etje te promets d'être le meilleur des maris... de ne te rien refuser... de t'obéir en tout..
JOSÉPHINE , panant auprès de lui et lui prenant la mti» avec Motion, tout en regardant Léonie.
C'est bien , Grincheux , ifest Uen... Je te pro*
UNE FAUTE
mets d*étre ane bonne femme et de faire bon ménage.** (l« faiMotpMMr auprès de Lé<mk.) Remercie nîadame la comtesse , et partons.
GRINCHEUX
La remercier... et pourquoi?
JOSÉPHINE
Remercie-la toujours.
OBINCHBUX.
Air } Ce qu9j'éprow)0 «n vom voyonl.
Grand dieu! quel bonheur est le mien!
JOSÉPHINE
Ah! puisse le ciel le lui rendre!
Ah! je crois qu'il vient de l'enlradre. Je fus son guide et son soutien ; Je Val sauYée... Ah ! ce mot me fait bleu. Trop coupable, mon Dieu I je n'oae Réclamer contre ton arrêt; Mais, comme Ernest me le disait, (Voyant Grincheux aux genoux de Joséphine, et lui bajsant la main. ) Puisse le bien dont je suis cause Expier le mal que j'ai fait!