ACTE PREMIER
Lt tbéètrt représente une chambre meublée modestement. An fond , nne commode sur laquelle so trouve une giiitare. Deux porte* latérales : la porte à sauclie de Tacteor est la porte «rentrée i l'autre , eelle de la chambre de Rose. A droite, une fcBéiro , et sur le devant de la scène . à gauche , une table.
ROSE seule, imiaiit un livre à la main, et aiuse auprès de la table, sur laquelle on voit pêle-mêle des livres et des ouvrages de broderie.
ROSE , lisant.
« Quelle surprise pour la paavre Anab! c'est » son amant qui se jette à ses pieds! » (sinterrompant.) U! jVtais bien sûre qu'il reviendrait, celui-là ; ils reviennent toujours , dans les romans ! J'en suis bien aise : elle est si gentille , cette petite Aoak ! et puis c*est drôle comme sa position ressemble à la mienne ; seule avec sa mère , vivant de son travail , refusant tous les partis , pour rester fidèle à quelqu'un qui est allé bien loin (Avec émotion ) pour faire fortune! (soupirent.) Quel dommage qu'ils soient si longs à faire fortune ! ( Lisant. ) « C'cst SOU amaiit qui se jette à ses pieds : » 0 ma céleste amie , lui dit-il , je puis enfin t'offrir » ces richesses que je n'ai désirées que pour toi ,
» ce titre de comtesse... » (snnterrompant.) La Toilà comtesse , est-elle heureuse !
Air de Turenne.
Épouser celui que l'on aime.
De l'or, des bijoux , un grand nom.
Dans tous les romans c'est de même.
Si c'était le mien!... Pourquoi non ?
Eh ! mais, après tout, pourquoi non?
Ca commence par de la peine, - ^.a commence par un amant; l'ai déjà le commencement.
Faudra bien que le reste vienne.
Mon Dieu! j'entends quelqu'un; si c'était ma-
man ! ( EUe cache bien vite son roman , et reprend son
ouvrage.) Nou, c'est AugéUque, notre voisine, et ma meilleure amie.