EMILIE , GUICHARD , AUGUSTIN
( Augustin et Emilie repartissent de côté , et regardent si madame Guichard est partie. )
AUGUSTIN
Elle est partie ?
EMILE
Eh bien! mon tuteur?
GUICHARD
Ah 1 voilà les autres.
EMILIE
Vous avez parlé ?
GUICHARD
Certainement.
AUGUSTIN
Et ça va bien, n'est-ce pas?
GUICHARD, embarrassé.
C'est-à-dire, il ne faut pas aller trop vite cela commence à se débrouiller un peu.
TOUS DEUX
Ahl tant mieux.
GUICHARD , à AugosUn.
Toi d'abord , ta mère n'est pas éloignée de te marier.
AUGUSTIN , & Emilie.
Quel bonheur!
GUICHARD
C'est déjà ime bonne chose. Par exemple , il n'y a que la personne sur laquelle vous n'êtes pas d'accord, parce que c'est une autre qu'Emilie.
AUGUSTIN
Ah ! mon Dieu ! mais vous lui avez dit?...
GUICHARD
Non, je n'ai pas voulu la brusquer, d'autant qu'elle a de très-bonnes intentions pour la petite. Seulement ça ne cadre pas tout à fait avec vos idées, vu qu'elle voudrait la faire entrer au couvent.
EMILIE
Moi!
AUGUSTIN , en colère.
Tandis qu'on me marierait à une autre.... Et vous ne vous êtes pas montré ?
GUICHARD
Est-ce qu'on peut tout faire à la fois? En un jour, c'était déjà beaucoup d'avoir obtenu cela!
EMILIE
La belle avance!
Aussi, c'est votre faute !
GUICHARD
Comment ! c'est ma faute !
EMILIE, pleuranU
Vous êtes d'une faiblesse...
GUICHARD , élevant la ?oix.
Ah ! c'est comme ça. Eh bien ! arrangez-voiis , je ne m'en mêle plus. Obligez donc des ingrats, on n'en a que des désagréments.
AUGUSTIN , furieux.
Je n'obéirai pas.
EMILIE
Nimoinonphis.