SCÈNE XVIL Les Précédents , LA JEUNESSE
M. DE CRAC
Mais que bois-je? Sandis ! si je né me trompe pas , c'est la Jeunesse , le domestique de mon impertinent gendre.
LA JEUNESSE
Le pauvre homme ! ce que c'est que de nous! il est vrai que c'est la faute de son humeur acariâtre : me préserve le ciel d'en dire du mal ; mais c'était bien le plus grand avare...
(llploure.)
LES HÉRITIERS DE CRAC
M. DE CRAC
Comment ! c'était?... Est-ce que par hasard il s'existerait [rius!
(L« théâtre •^obscurcit peu à peu. ) LA JEUNESSE.
Vous Tavez dit, c'est hier au soir en se disputant..
M. DE CBAC.
Hier an soir, et nous Tabous bu ce matin.
GEEMEUIL.
nsortdlcL
6ABRIELLB*
n a déjeuné a?ec nous.
LA JEUNESSE» efErayé.
n a déjeuné avec tous ! vingt personnes tous diront*.
M. DE CBAC 9 tfembUnt.
Cest que lui-même a dit en effet qu'il était mort hier au soir.
LA JEUNESSE
D Yous l'a dit; voilà une aventure à faire dresser les cheveux sur la tête.
BOSALIE.
Je n'en ai jamais entendu de pareille, depuis que Moussu nous a conté des histoires de rébénants.
H. DE CRAC, trembltot.
Dé rébénants; finissez donc avec vos idées , je n'aime pas les têtes faivles, moi. (AUJeuDcae.) Ah çà ! mon ami, rassure-toi; là, es-tu vien sûr? parlé-ffloi franchement , es4u sûr qu'il soit mort?
LA JEUNESSE
Ah ! mon Dieu ! pire que cela !...
M. DE CBAC , se sauvant près des femmes.
Comment ! pire que cela ?
LA JEUNESSE
n est enterré; c'est aujourd'huL
M. DE CBAC
Justement, il nous a quitté pour aller à sa pompe funèbre.
BOSAUE.
Décidément c'était un rébénant