RIQUEBOURG, HORTENSE, LE VICOMTE, GEORGE
HORTENSE
Mille pardons , monsieur le vicomte , de vous
OEUVRES COltfLÈTËS DE SaUBE.
avoir fait attendre, je n^espérais pas votre visite de si bonne heure.
LB VICOMTE
En effet, C'est agir aret bieii pendecéféiiioùie, et je vous dois des excuses.
HOBTBUSE»
Moi, je vous dois des remerciements, C'est bous traiter en amiSé
Air : Amis , f)oie% la ri&ntê iemaine, J'approave fort un semblable tysléinei £t mon mari qui pense comme nous , Me le disait tout à Pheure à moi-même.
ht VICOMtB, I Biquebourg.
ScraiUl vrai?... qiie (fèst aimable à tous !
BlQUBBOUBOf tv«c embarras.
Vous éf s bien bon...
(a part, montrant ta femme.) En vérité, j' l'admire; Z tar, pour mon coinple , etle a soin de placet* De jolis mots, que yéi V plAlsir de dire Sans avtir eu la peine d' les penser*
H0BTBN8B ^ apereetant Oeorge, qui a pris t^n ehapatu , mais qui n'est pas encore parti.
Bonjour, George « nous vous avons attendu hier à dtaier, vous n*étes pas venu) cela nous a inquiétés.
QEOEGE.
Ali!matantel
BIQUBB0UB6, I George.
Quand je te disais: tu lui as fait de la peine« ^ puis« on ne conçoit plus rien à ta biiaiTerie« Je comptais sur toi| le soir, pour la conduira au bal en téte-à4éte.
GBOBGB.
Je n'ai pas pu*
BIQUEBOUBG.
Laisse^moi donc; ati moment où je donnais la main à ma feinme , qui était superbe « j'ai aperçu monsieur, debout dans la rue^ qui regardait monter en voiture, par une pluie battante. Et pourquoi? pour aller avec monsieur (montrant le vieomie) ioupirer à ropéra.
gKôboë.
Ne le croyez pas.
HOBTENSE , s*effoTçaàt de sourire.
Et quand ce serait. Où est le mal? Vous me croyez donc bien sévère! Écoutez, George, quand vous Séreihemtut , je ne vous demanderai rien, (montrant le vicomte) Cela fcgardc monsieur; mais dès que vous avez des peines, du chagrin , je les réclame; c'est moi qui dois être votre conGdente, c'est le privilège des tantes; elles ne sont bonnes qu'à cela^
dBOtIGB.
Ah ! Madame.
BIQUEBOUBG.
Voilà parler , et puisque enfin tu es noire fils,
bôtre enfant, Attendu que je n^eft ai (à!» eii de ma femme , ce nW pas inà faute...
HOBTENSE.
Ifonsieur...
hlQUEBOUBG.
Je dis ça, parce ^û'on pourrait croire...
HOBTENSE, s'emprevant de Tinterrompre , et se reloarnant vers Je vicomte.
Monsieur le vicomte nous lait*il le plaisir de dîner avec nous?
LE VICOMTE
ttop heureux d*accepler.
BiOUEDOUBG.
$Ious irons au spectacle en famille, déorgé, tu donneras le bras à ta tante.
HOBTENSE.
Pourquoi le génère iiàiifierait péiit-étre Inieui aller à VOpér^
GBOBGE.
Ah ! vous ne le penéez pas.
LE VICOMTE
t'est le lour des Bouffes, et si ma logé peut être àgréaole à ces dames...
BIQUEBOUBG.
Non pas à moi»
Air de Calfngi, Dès que j'arrive , il faut qu' j'y dorme ; J' n'y vais qu' pour vous et pour la forme ;
(A Hortemë.) Mais j' veui m'amuser aujourd'hui!
Et nous irons chei Franooni ; C'est mon spectacle favori ; te seul où j'entends à mettellte...
Le seul où jamais je n' sommeille.
LE VICOMTB.
A ciHMda mérite?
BIQUEBOVBG.
Non...
A cause des coups de canou.
HOBTENSB.
âoit, coinnie vous voudrez, Itôbsteur; é^ ((ai vous amusera sera ce qui mé plaira le t^ltts. George, voulez-vous dire qu'on nous envoie chercher une loge ?
dEOBGE.
J'irai moi-même , si vOus le voulez.
Le VICOMTE.
J^ai ma voiture en bas , et je péui té (induire.
GEOBGE , bas au vicomte.
Et ta demande?
LE VICOMTE , de même.
Je n^ose pas , tant que ton oncle est là.
GEOBGE, de même.
Allons donc
LE VICOMTE , à Horboae.
N*osani espérer que vt)us seriez visible â'aofôi bonne heure , j'avais j?ris , Madame , la liberté de vous écrire.
LA FAMILLE RIQUËBOURG.
BIQUEBOtAO»
Comment?
LE VICOMTE
Ainsi qu'a yoos , Monsieur, pour tous adresser une demande qui mintéresse beaucoup.
RIQUBBOUBG.
Dnedemande,àmoi?
LE VICOMTE
Et comme Je veux tiMM laisser la liberté d'y réiécyr, (idi doniiftiit 1* lettre ) je la retnets entre Tos mains, et latttOt , en me rendant à totre m* Titadon, Je vieiidrai savoir la répOttS». (a George.) Partons, mon ami.
Air du Biép âe Cotinthe.
Ce Jdur doit nii6ti^ flToràble, Pour moi toat seoiblo réanl; Tous les plaisirs, banquet tiouble.
Et pois specUcle à Frahconi.
ttORtËRSE.
Oh! fM speHttéle» iti, Je Toa« délivré, N'aTBt pas pevr; car, en Miea «ivUs, Mous vous laissons libre.
LE VICOMTE
Je veux vous suivre Et partager ce soir loiis roi péttls.
LE VICOMTE «t ntOBUB, en sortant.
Ce jour doit | ^^« J favorable,
PMir I ^1^' \ toiiseaibiarMDi,
Tous les plaisirs , banquet aimable.
Et puis spectacle à Franconi.