‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 271 sur 756 · LUDOVIC, STÉPHANIE · texte numérisé non relu

LUDOVIC, STÉPHANIE

LUDOVIC , entrant gaiement.

A merveille, en voilà déjà deux d'acquittés; quant aux autres que j'ai avertis, et qui vont venir, nous aurons, pour les payer, l'argent de notre cher voisin. •

STÉPHAJflE 9 qui Tient de lire.

Quelle horreur I

LITDOVIC.

Qu'as-tu donc ? Qu'y a-t-il?

STÉPHANIE , courant à loi.

Ah ! mon ami ! ah ! qu'ai-je fait pour m'exposer à une pareille injure? Tiens , Us.

LUDOVIC

C'est de M. Amable , notre propriétaire. 0 del f une déclaration I il t'aimait, et depuis longtemps, et ne cherchait qu'une occasion de te l'apprendre 1 le misérable!

STÉPHANIE

Où vas-tu?

LUDOVIC

Lui porter ta réponse et la mienne.

STÉPHANIE

Non , non , c'est par le mépris qu'il faut lui t& pondre.

LUDOVIC , entre tes dentk

Oui, le mépris et autre chose,

STÉPHANIE

Mais, avant tout, il faut rejeter ses services: nous n'en voulons plus , renvoie-lui sur-le-champ les dix mille francs qu'il t'a remis.

LUDOVIC

0 mon Dieu ! je ne les ai plus, le sellier et la marchande de modes viennent de les emporter.

STÉPHANIE

Qu'as-tu fait!

Si6

OBUVIUÎS œilPI^TEB m 8GRIBB.

LPOOTIG.

Je croyais m'acquitter, et je reste sous le poids ffune teUe obligation ! Devoir à un homme que je méprise !

STÉPHANIE , arec impatience.

Pourquoi te hâter ainsi ?

LUDOVIC

Est-ce que je pouvais attendre? Est-ce que ce billet n'était pas échu? Est-ce qu'il n'était pas payable aujourd'hui même? Aussi , c'est ta faute. A-t-on jamais vu signer des billets à une marchande de modes?

STÉPHANIE

Ma faute 1 c'est plutôt It tieBM; sept mille francs à |in carrossier I tu n*aarais pas eu besoin d^emprunter , ai tu n^avais pas tout dissipé.

LUDOVIC

Parbleu ! je le crois bien, tu as tous les jours de nouveaux caprices.

^TÉPPANIB.

Cest toi, plutôt, qui ne fais que des folies.

LUBOVIC.

Bt loi des imprudences t car c^est ton étourderie , ta légèreté seule qui ^ pu enhardir ce Dit à one telle aodarcv

STÉPHANIE

Moi!

LUDOVIC

Oui , je le parierais , j'en suis sûr.

STEPHANIE.

Oser concevoir une ps^eille idée ! c'est affrepx ^ yous , c'est indigne, et je me fâcherai, à la fin.

LUDOVIC

Ebbieo!^he-toi.

(Ils Tont s* asseoir aux deux extrémités du théâtre, Ludovic à droite , Stéphanie à gauche.

STÉPHANIE

Aia : Àh! c'est détolant^âes Rosières).

Ah ! ah ! comment ! il ose Me parler ainsi i Plus d'amoar, vpus en serez cause...

Ah ! ah! tout pst fini!

Oui, oui, tout est fini!

LUDOVIC , allaut à Stéphanie.

Eh quoi! tu pleures , Stéphanie?

STÉPHANIE

Oui , oui , Monsieur, c'est une infamie. LUDOVIC.

Une querelle, Je crois.

STÉPHANIE

Et c'est pour la première fois.

Mais , je le vois , Nos voisins sont toujours fn guerre.

Toujours en dispute chez eux.

LUDOVIC

Calme-toi , ma chère.

STÉPHANIE

Leur exemple est contagieux.

Et nous allons faire comme eux.

ENSEMBLE

STÉPHANIE

Ah! ah ! comment! il ose Me parler ainsi i Plus d'amour, vous en serei eaosa.

Ah: ah! tout est fini!

Oui, oui, tout est fini!

LUDOVIC

Allons, allons, pardonne ici Tout le chagrin que je te cause.

Pardon , pourquoi pleurer ainsi ?

Dieu ! ton frère.

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