SCENE XVII
Les Pbégédents, Sib ROBERT.
BOBBBT.
Me voici, me ?oici, mes amis... rarri?e de Garlisle, où j'ai terminé toutes les affaires relatives à mon mariage... Et de plus je vous apporte des nouvelles, de bonnes nouvelles.
SUNDEBLANO.
Nous en avons, je crois, de meilleures encore.
BOBEBT.
Ten doute, car je viens d'apprendre d'une source certaine que notre ennemie mortelle... que la favorite...
TOUS
Eh bien?
BOBEBT, avec joie.
Est décidément disgraciée...
MISS BÉGINALD 9 GOVEBLY et SUNDEBLAND » avec efljroi.
0 ciel !
ABTHUB, regardant miii Glarence, qui reste immobile.
C'est étonnant , cela ne lui fait rien.
BOBEBT , continuant avec joie.
C'est la reine , notre auguste reine qui l'emporte... Et miss Arabelle doit avoir en ce moment reçu l'ordre d'exil , qui l'éloigné à jamais de la cour.
MISS BÉGINALD.
Quelle indignité !
GOTEBLY.
Quelle injustice !
SUNDEBLAND.
Quel pouvoir arbitraire ! disgracier une femme pareille , une femme charmante I
GOVEBLY.
Toutes les qualités.
MISS BÉGINALD.
Tontes les vertus.
SUNDEBLAND.
Mais la partie n'est pas perdue , nous le jurons.
GOVEBLY et MISS BÉGINALD.
Nous le jurons tous.
BOBEBT.
Sont-ils étonnants !... Et à qui donc ?
SUNDEBLAND.
A miss Arabelle... à la favorite... (se reprenant.) à l'ex-favorite , qui est dans ce château... et que voici là devant vos yeux.
( Lui montrant mis» Glarence.) BOBEBT, la regardant.
Miss Clarence, ma pupille!
TOUS, avec ctonnement.
Sa pupille !
ÂRTHUB, bon de lui.
Serait-il vrail... {k nobert.) En étes-vous bien sûr?
ROBBRT.
8i j*en sais sûr! Qa*est-ce qu'il a dont , ce Jeune homme?... (a miit curence.) Et vous. Mademoiselle , que je croyais renfermée dans mon château... où alliez-YOUs ainsi , à tine heure pareille?
BIISS CLARENCB, ptnint auprès de tir tlobert.
Me jeter aux pieds de la reine, mon ancienne compagne, mon amie... et réclamer sa protection contre une tyrannie que je redoutais et que je ne crains plus maintenant : car je suis an fait de la conspiration , j'en étais... et vous aviez , vous particulièrement « mon cher tuteur, des projets que la cour n'approuverait guère, et dont lord Sunderland m'a fourni les preuves.
ROBERT, à SunderlaDd.
Vous , mon voisin !
MISS CLiRBNCE.
Rassurez-vous, je ne les garderai pas. (tes
donnant à Arthur.) TcnCZ , Arthur, je VOUS ICS
confie. Et , en échange, demandez à sh* Robert, mon oncle et mon tuteur, ce que Vous voudrez... ce qui vous conviendra.
ARTHUR
Quoi! vous daigneriez m'oflKr...
IIISS CLARENCB.
Je n'offre rien , vous me refuseriez... Mais je ne vous empêche pas de demander.
ROBERT, brusquement.
Est-ce que j'ai jamais eu l'idée de la contraindre ? Qu'elle retourne à la cour, près de la reine, sa protectrice. Et puisque maintenant» dit-on , c'est elle qui est tonte-puissante...
(il paise k la gaucbe de Coverly.) SUNDERLAND , païaant entre air Robert et miia Clarence.
Qu'elle continue auprès de sa souveraine le
brillant emploi que nous lui sitptioMons ÈAptk du souverain ; cela reviendra eiadenieiit m même , si miss Clarence se souvient de SM {kdmesses et n'oublie pas ses amis.
Miss CLARENCE.
Je n'oublierai pas que je vdus aurai dû na liberté, mon bonheur... et pour que votis ne conspiriez plus , s'il ne tient qu'à moi , je ton le jure, vous serez nommés, dès demain, (AComij.) vous, capitaine; (» mi» Réginaid.) vous, dane d'atours; (i SunderUnd) Vous, graud-Utatut des
cérémonies... (Se retournant Ten Arlbur.) Et VOUS,
Monsieur, que vdus donnerai-je?
ARTHUR
Ah ! je n'ose rien demander.
Miss CLARENCE.
Vous êtes le seul, et comme je vous fai dit , cela mérite récompense. (Lm tendant u maio.) La voulez-vous?
( Arthur, aans lui r^ondre , tombe à aea genoux et mai aa main qu il preaie contre aea lèvrea.]
GHGEUR.
Air du Uuitard de Felsheim, Rendons hommage à la plus belle.
Et que l'hymen , charmant leurs Joars, De ce couple heureux et fidèle Couronne à la lin les amours.
SUNDBRLAND*
D'où parlent ces cris d'allégresse Qui font retentir ce séjour?
Où court ce peuple qui s'edipresse?
Il chante Thyinea el l'amour.
mSS CLARENCB, au public.
Air : ÂlM çue toui. Je teiut , Maéemouelle,
Dans ce séjour que d'aujourd'hui j'habite. Une étrangère a besoin de soutien ; S'il ne fallait, pour être favorite. Former qu'un vœu , je dirais bien le mien. De ce public , notre suprême arbitre , Je voudrais l'être, et soumise à ses lois. Lorsque aujourd'hui \e n'en ai que te titre, Puisse-jc un jour eh acquérir les droits... Vous seuls, Messieurs, tous seuls poovei donner ces droiu.
^iJ.\uije^SM'Cîinit^ii .
LE SOPRANO
Représentée , pour U première fois, k t^aris, nir le théâtre du Gymnase dramatique,
le 30 novembre 1831.
En sooiôtè aveo M. Mélesville.
La cAabmAL t>fe TRIYOOLID.
La PRINCE bE ^ORLI, son neveu.
GIANINO
GUIIIBàRDIN1>
Um DOMESTlQt'E.
DOMESTIQUES
&a Mène se passe à Roiiië, duis lé jpalals du eairfliiial.
u Ihéàm représente na «iperbe appartement onii de pelntoree , d» Vases , sUtnes , etc. Sor le derant d^ U soèae , à ganehe de raclenr,
une table coorerte d*nn tapb.