SCÈNE XVL
Les Précédents. Le* trob portes du fonds'mvreatl la fois, et l'on aperçoit la galerie eztérieore ri<^eiiKiit illuminée. En même temps SUNDEHLAND entre po la porte du milieu, suivi d*one oartie desgens ducbileaa, Miss RÉGINALD etKETTLY,parladroile.imfîei de toutes les femmes , et GOVERLY « par la gaoek, avec d*aatres hommes. Us tiennent tons des boo^odi à la main.
CHGBUR.
Air du Dieu et la Bayadére.
Rendons horomage à la plui belle , Et, soumis à sa loi.
Amis, célébrons celle Qu'adore notre roi.
( A un signal donné par Sunderland , oo élève one counoie de fleurs sur la tète de miis Clarenve. Miss Bégtnald, à m gauche , et une jeune fille , à sa droite , lui pràentent une corbeille de fleurs, tandis que toutes les jeunes filksi'»' Tancent pour lui offrir leurs bouquets. )
MISS CLARENCE, remerciant tout le monde.
C'est bien, c*est bien... (a paru ) Mais n'ooblions pas le danger qui nous menace , et avant le retour de mon tuteur, hâtons-nous de partir.
SUNDERLAND
Je ne doute pas, belle Myladj , que lebmitde votre disparition ne soit déjà parvenu jusqu'à la cour ; mais quand on saura que nous avons arrêté votre voiture, et dételé vos chevaux... pourquoi ?... pour vous conduire en ce château, oà une petite fête impromptu vous était pr^tirée, je ne doute pas que le roi lui-même ne rende justice à rimaginatlon de son premier maître des cérémonies...
MISS CLARENCE , voulant partir.
Certainement... mais...
SUNDERLAND, U retenant
Et si , avant le repas que nous avons (ait préparer, mylady voulait entendre une cantate noi* velle que je viens de composer en son honneur...
MISSCLARBNCB» eflrajé*.
Ah! mon Dieu 1
SUNDERLAND , prenant un cahier de musique, et chia- Unt.
« D'où partent ces cris d'allégresse ?... » Où court ce peuple qui s'empresse?.. » ARTHUR , à part.
Encore celle-là... Il n'en sait donc qu'une?
SUNDERLAND , contiuuant.
u Où court ce peuple qui s'empresse?...» MISS CLARENCE , Tinierrompant.
Pardon de vous interrompre; mais quelque
LA FAVORITE
plaisir qae me promette la fête que tous avez bien voulu improviser en mon honneur , il faut que je parte à Pinstanu
MISS BÉGINALD et GOVERLY.
Quoi! Madame...
MISS GLA.BBNG8.
Je YonsFal dit*. Il faut que Je sois aujourd'hui même à Garlisle... Les plus grands intérêts m'y appellent.
SUNDEBLAJID.
C*est inutile. J'ai voulu prévenir vos vœux.
MISS CLA.BENGB.
Que dit-il?
SUNDEBLAND.
Vous vouliez aller retrouver le roi, et c'est luimême qui viendra.
MISS CLABBNGE , KBTTLY et ABTHUB.
Grand Dieu !
SUNDEBLANO.
Un homme à cheval, expédié par moi... doit avoir annoncé à Sa Majesté que la beauté qu'il aime a daigné accepter l'hospitalité dans mon domaine , et je ne doute point que demain , de grand matin, ou peut-être même cette nuit.,. £t quel honneur pour mon château, si...
MISS GLABENGE, à KettJy.
C'est fait de nous!
ABTHUR , pasMot aoprèt de Sunderland.
Et VOUS croyez que je souflrirai...
SUNDEBLAND , à Arthur et à mi-voix.
Taisez-vous , Monsieur , taisez-vous , et craignez la colère du roi... Oser aimer sa maîtresse !
AiR : li'en demande% pat dataniage.
Oser attaquer un rival Qui porte, par droit d'héritage, El couronne et bandeau royal!...
Apprenez , Monsieur, c'est l'usage.
Qu'un rront qui déjà
Porte tout cela N'en veut pas avoir davantage.
N'en demande pas davantage.
ABTHUB.
Qu'il le veuille ou non, cela m'est bien égal. Je mettrai plutôt le feu au château.
Miss GLÀBENGE, vivement à Arthur.
Rassurez-vous, je pars. (ASonderiand.) Oui, Monsieur, partons à l'instant. Je l'exige, je le veux.
SUNDEBLAND.
C'est différent ( a paru ) Mais c'est absurde. Ils vont se croiser en route. Tandis que , comme je Tavais arrangé, ils étaient sûrs de se rencontrer.
(Prenant la main de miii Garence.) PartOUS, belle
dame, partons.
(ik vont pour •ortir;atr Bobert parait à la porte du fond.) MISS GLABENGE , avec effroi.
Sir Robert, mon tuteur ! 11 est trop tard.
(EUe revient sur le devant du thé&tre. )