SCÈNE XVII
GUIMBARDINI, LE PRINCE.
GVIUBARDINI, an fond.
Je n*ai pins rien à désirer... je croîs que c'est assez clair.
LE PRINCE, Tonlant luivre Gianetta.
Mais pourquoi t'échapper?
GUIMBARDINI « «'élançant pour Tarrcter.
Ah! c'en est trop, arrêtez , mon prince.
LE PRINCE , voulant s*en débarrasser.
De quoi se méle-t-il, celui-là? Veux-tu bien me laisser?
GUIMBARDINI, hors de lui.
Du tout, je m'attache à vos pas, dût-on m'cmprisonner, me torturer... dût-on ne jamais représenter un opéra de moi, je ue souffrirai pas que vous suiviez ma femme.
LE PRINCE
Ta femme I
GUIMBARDINI.
On le soprano , comme vous voudrez.
LE PRINCE
Que dis-tu?... quoil Gianino...
GUIMBARDINI.
Est une femme.
LE PRINCE, frappé.
Une femme 1...
GUIMBARDINI.
C'est ça, faites donc l'étonné ! comme si vous ne le saviez pas.
LE PRINCE
Non, je te jure. Comment 1 malheureux, tu ne pouvais pas me le dire plus tôt.
Est-ce que je le savais ? est-ce que j'en suis sûr encore? est-ce que je sais moi-même qui je suis? musicien et mari sans pouvoir être l'un ni l'autre, ayant à la fois deux états sans en exercer aucun , épns de la gloire, amant de ma femme; et en hy nien comme en musique , forcé de garder l'anonyme.
LE PRINCE
Maladroit que tu es! pourquoi d'abord ne pas te faire connaître à moi, à moi seul !
GUIMBARDINI.
A vous , qui menaciez de tuer le mai i de Gianetta, s'd se présentait à vos yeux?
LE PBI>CE.
Quelle folie ! et à quoi bon ? maintenant surtout que je suis lié, enchaîné à jamais... Apprends que Gianetta, par ruse, par adresse, ou plutôt par vertu , vient de me marier à une autre.
GUIMBARDINI, avec joie.
Marié ! vous , mon prince ! vous êtes des nôtres... que je sois le premier à vous féliciter... à féliciter un confrère... un illustra confrère!...
LE PRINCE
Il ne manquait plus que cela. Il va me fah« des compliments.