SCÈNE VIL FRÉDÉRIC, SGRIMAZZI
FRÉDÉRIC
Qu'est-ce que c'est que ce miiitaire-là ?
SGRIMAZZI.
Ce n'est pas un militaire.
FRÉDÉRIC
Bah ! quoi donc ?
SGRIMAZZI.
Un des gens dont je vous parlais tout àrheure... un brave l
FRÉDÉRIC
C'est drôle ! je n'en connais pas de ce régiment-là. *
SGRIMAZZI.
C'est la chose du monde la plus simple : vous avez à exercer une vengeance particulière , vous voulez vous débarrasser d'un ennemi , d'un rival ; vous faites venir tout bonnement un de ces messieurs, et dans vingt-quatre heures, à l'aide d'une douzaine de gaillards taillés dans son genre, voui) êtes vengé moyennant une certaine rétribution....
FAÈDÉRIC.
Mais c'est alTreux! c'est infâme !
SGRIMAZZI.
Je ne vous dis pas le contraire; mais cela se fait.
FRÉDÉRIC
Et Ton autorise en Italie...
SGRIMAZZI.
Non , l'on n'autorise pas , on tolère.
FRÉDÉRIC
Et c'est déjà mille fois trop... Mais dites-moi. votre monsieur Dorsini est-il un homme à so senir de semblables movens ?
LA VENGEANCE ITALIENNE
Non, non, certainement. Du moins, je ne le crois pas, et je Tavoue, Je ne puis rien comprendre à la visite qu'il vient de recevoir. Au surplus , voici notre spadassin , je vais lui demander à lui-même.
FBÉDÉBIC.
Comment, vous parlez à cet homme?
SGRIMAZZI.
Certainement, à part Texercice de son état, c*est un bon enfant, et un homme de très-bonne compagnie.