SCENE XV
Les Précédents ; SGRIMAZZI, arrivant par le fond.
SGRIMAZZI.
Me voilà... me voilà!
( Déclamant. ) « 0 hymen ! ô byménée !
» Dieu charmant qui préside aut nompes napliales, » Où vas-tu , le front ceint de rtibls et d'opales? I» Tu vas , d'un pied léger, chez l'heureux Dorsini, » Tu vas à ses trésors ajouter aujourd hui » Des trésors bien plus doux d'amour et de constance.»
DORSIKI , k part.
Oui, de constance!... (AUant k sgrimatti.) 11 suffît, Sgriroazzi, n'allez pas plus loin; il eit inutile de parler de ce mariage, que des raisons m'obligent à différer.. • (Ba» à Laura.) Romtmà
jamais, tout est fini, (ici U musique commence. Il u prendre Frédéric par la main, et lui dit à voit basie.)
Monsieur, quelles sont vos armes?
FRÉDÉRIC
Daignez m'écouter..^
DORSINI.
Vous me suivrez à l'instant au bord de l'AtHo.
FRÉDÉRIC
Je ne demande pas mieux ; mais je vous atteste...
DOUSIM.
Que vous êtes un lâche.
FRÉDÉRIC
E.tcepté cela, je vous accorde tout le reste.
FINALE
ENSEMBLE
Am : C'en est fait , num honneur ( de Philippe).
DORSINI.
Plus d'hymen , de bonheur!
Je sens la jalousie El sa sombre fureur S'emparer de mon cœur...
Trahi dans ma pairie Pour un rat etraufirer, De tant de pcrlidic Je saurai me venger.
LAURA
Plus d'hymen , de bonheur!
Quelle est cette folie?
Je le vois, la fur.eur S'empare de son cœur.
D'où vient tant de furie Contre cet étranger?
De tant de jalousie Je saurai me venger.
Je voudrais de grand cœur Guérir sa jalousie; Mais je ne puis, d'honneur, SouflVir tant de fureur.
Ah! vive ma patrie!
Je vois(|u'un élrangcr N«' peut, fil Italie ^ Plaiiaiiier sans danger.
LA VENGEANCE ITALIENNE
JULIA. , montrant Dorsini.
Sous un calme trompeur Il cache sa furie.
Ah ! pour ma pauvre ^œur Je crains quelque malheur. •
Ah: pour quelque folie Peut-on ainsi changer?
De tant de jalousie Gomment le corriger ?
SGRIMAZZI.
Ma tirade, en honneur, Eût été fort jolie :
Chacun avec fureur Eût applaudi l'auteur, t'n trait seul de l'envie A pu tout doraiiger; La palme du ^cnie En c) près va changer.
DORSINI , ba» à Frédéric. Sur les bords de l'Amo , demain.
FRÉDÉRIC , gaiement.
Ce lieu m'enchante.
DORSIISI, de même.
Aa bois des peupliers.
FRÉDÉRIC, Promenade cbarmanta.
DORSINI.
Sous les coups d'un de nous l'autre devra périr.
FRÉDÉRIC, gaiement.
Hais, Monsieor... si cela peut vous faire plaisir.
REPRISE DE l'ensemble.
FRÉDÉRIC
Je voudrais de grand cœur, etc.
DORSINI.
Plus d'hymen, de bonheor! etc.
LADRA
Plus d'hymen , de bonheur ! etc.
JULIA
Sous on calme trompeur, etc.
8GR1MAZZI.
Ma tirade en honneur, etc.
CHOEUR
Cette fête , en h«imear.
Eût été fort jolie !
D'où vient que la fureur Semble agiter leur cœur?
Quelle est cette folie?
Hélas ! cet étranger.
Par quelque étourderie , Vient de tout déranger.