‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 345 sur 756 · CHŒUR · texte numérisé non relu

CHŒUR

Air : Finale da premier acte de GiUetfe. Chantons un si doux hyroénée.

Pour leur plaire unissons-nous tous; Puisse durer longtemps la chaîne fortunée Qui va joindre ces deux époux »

(Pendant le chœur Laura est entrée: Dortini la prend par U main ; ils font ensemble le tour de TaMemblée, en saluant tous les invités. )

(Au moment où Laura arrive sur le devant de la scène, elle lève les yeux sur Frédéric, qui la reconnaît et fait un geste de surprise. )

FRÉDÉRIC

Ail! mon Dieu!

LAURA , d'un air aimable.

Comment! Monsieur, c'est vous? Que je suis heureuse de vous rencontrer !

FRÉDÉRIC , embarrassé.

Et moi , donc ! J*étais loin de m'attendre...

DORSINI, à Laura.

Vous connaissez monsieur ?

LAURA

Certainement

JULIA

Vous, ma sœur?

LAURA

C'est mon libérateur que je vous présente.

DORSINI.

Que dites-vous?

JULIA , à Frédéric.

Àh ! que je vous remercie !

FRÉDÉRIC , avec embarras.

Du tout, du tout, je vous en prie , ne parlons pas de cela.

LAURA

Au contraire, (a Dorsini.) Apprenez, mon ami, que sans monsieur, sans son généreux secours , mes chevaux me précipitaient hier dans TArno.

DORSINI, avec colère.

Grand Dieu î qu'eniends-je !

Ne prenez pas un air si effrayé, il n'est rien arrivé de fâcheux.

FRÉDÉRIC , à part.

Impossible de l'arrêter, ni de lui faire comprendre...

DORSINI , à Frédéric.

Quoi ! c'était madame ?

FRÉDÉRIC

Mais oui... je ne reconnaissais pas d'abord... (Adcmi-vou.) Mais croycz. Monsieur, que de tout ce que j'ai dit , il n'y a rien de vrai.

DORSINI , avec colère et à demi-voix.

Il suffit. Monsieur... (Haut à Laura.) Et VOUS

avez ainsi laissé partir votre libérateur sans lui témoigner votre reconnaissance ?

LAURA

Non, certainement : monsieur a daigné accepter l'oflre que je lui ai faite de venir chez moi, et je l'ai reçu de mon mieux ; je lui ai offert...

DORSINI.

Des glaces , un sorbet.

LAURA, riant.

Ah! vous savez...

DORSINI , à dcmi-voii , et avec colère.

Oui, Madame , je sais tout , et vous n'avez plus besoin de feindre.

LAURA, effrayée.

Qu'est-ce à dire?... qu'avez-vous?

JULIA

Ma sœur, qu'y a-t-il donc ?

FRÉDÉRIC, à part.

C'est fini ! ils oui tous une rage de parler ; je n'ai jamais éié comme cela.

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