SCENE XV
Madame de TRENEUIL, ANTÉNOR.
ANTÉNOR
Ah! Madame, si vous saviez, quel complot! quel tissu d'horreurs !
madame de TRENEUIL.
Qu'a vez-vous donc?
LE CHAPERON
ANTÉNOR
Je Tiens de les voir tous les deux... Ils daasaient.
MADAME DE TRENBUIL.
N'est-ce que cela?
ANTÉNOB.
Oh 1 vous n*y êtes pas. Je me sois glissé doucement derrière eux. J'ai cru d'abord que M. de Presle m'avait vu ; mais non , grâce au del ! et la preuve, c'est qu'il continuait à lui parler avec feu ; il lui disait : « Oui , votre sœur s'oppose for- » meUement à notre union. »
MADAME DE TRENEUIL.
C'est vrai.
ANTÉNOR
Ahl Je vous remercie! Non, au contraire, c'est cela qui sera cause de tout, car M. de Presle ajoutait : « Il ne nous reste plus d'autre » moyen qu'un enlèvement, et ce soir, après le » baL..»
MADAME DE TRENBVIL.
Et qu'a répondu Delphine?
ANTÉNOB*
Elle a répondu... je ne puis le croh'e encore , elle a répondu : «J'allais vous le proposer. » En ce moment, elle se retournait pour balancer, elle m'a aperçu; elle a achevé tranquillement sa figure ; et mol, ne sachant plus celle que j'avais à faire , j'accours , me voUà : je ne sais où donner de la tête; Je ferai quelque malheur, c'est sûr, car Je ne laisserai pas enlever mademoiselle Delphine.
MADAME DE TRENBUIL.
Elle vient de ce côté , c'est elle.
ANTÉNOB.
Ah I mon Dieu! Madame, sontenez-m(M. Voilà la fièvre qui me prend. J'ai (roid.
MADAME DE TBENEUIL.
Laissez-moi l'interroger par degrés, avec nénagement Vous, surtout, pas un mot.
ANTÉNOB.
Ah ! Je voudrais parler, que Je ne pourrais pas.
(U Ta i^MMoir tuprèt da gaéridon.)