‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 395 sur 756 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M« DE WURTZBOURG. SqHULTZ.

M. DE WUBTZB0UB6, I SehulU.

Que c'est aimable a vous d'arriver de si bonne heure!

SCHULTZ , tenant Rejnolds par la main , et s'apprètant à le pr^nter à M. de WurtilNHirg.

Monsieur, nous nous sommes empressés» mon ami et moi...

( Beynolds se dégage da U main da Scbnlto , et »*•& fa dans

la galerie. )

M. DE WU^TZPOURG.

Eh bien 1 où est donc monsieur le comte?

SCHULTZ

J'ai l'honneur de vous le présenter, (se reioar-

nant. ) Eh bien !.. . ( Betournant vers la porte. ) II eSt

là dans cette galerie, en contemplation devant des armures antiques, e\ devant une vieille gra-

VlU*Çf ( l\ sort et ramène un instant après Bejnolds qu'il tient par la main, et lui dit:) Çe$i M. de WmH-

bourg, le conseiller auliqu^, votre oncle futur, que vous ^y'm tant d'imp^Uopce de voir,

EEYNOLDS, vivement, aUant à Wurtiboarg.

Ah I Monsieur!... que je vous fuisse mes ç^mpUments... je suis enchanté, ravL,,

SCHULTZ

A la bonne heure, au ipoins : je ne l'ai jamais vu si exp^nsiff

M. DE WUaiXBOU^a, s^indinant.

Ifonsieur le cpçtte , c'e^ moi qui suis trop 1^reui^ de faire yotre connaissance , et yous poiiv^y être mw6 qtie mpi et ma fepiipq...

R6YhÛ{.DS.

Elle a deux cents ans, n'est-ce pas, pour le moins?

M« ns vtnmBouBQ.

Deux cents ans. ma femme ?•••

BKYNQLDS,

Non , la gravnre que je viens de voir, là , daos votre premier salon.

M. DE WOBTEBOUBG,

C'est possible.

BEYKOLDS.

J^n sois sâF, c^t une des secondei qui aient été faites en bois ; la première de tontes, qui est do Laurent €k)ster ou de Mante! , date de OihO.

M. DE WUBTZBOUBfi.

Vous croyez ?

EEYNOLDS.

Si j'y crois! comme en Dieu... La vôtre, qui repr^ente la bataille de Lépante, par Gbristtiphe Ghrifiger, doit être du seizième siècle.

H. DE WUBTZBOUBfi,

C'est vrai.

EEYNOLDS.

D'après cehi, je vois que monsieur est un amateur, et je l'en estime davantage.

H. DE WUBTIBOUBO.

Certamement, votre estime m'est bien précieuse ; surtout d'après les projets d'alliance dont m'a parlé ntrire ami commun , le docteur Bcfaultz.

UB SAVAΫT.

SC8ULTZ.

Projet que monsieur le comte a accueilli avec ardeur, et il n'attend que le moment de pouvoir Haure sa cour à ces dames , à madame de Wurtzpwrgt 6t à votre aimable nièce,

H. DB WUBTZB0VB6.

Ces damw sont occupées à donner quelques ordres , et je suis désolé de ce qu'elles font atteuv dre monsieur le coi|ite«

RBTNOLDS , qui pendant ce tem(M a regardé la biblioUièqae.

Vous avei là une bibliothèque superbe.

M. DE WUBTZBOURG.

Vous ne voyez rien ; je suis peu fort sur la gravure , mais pour ce qui est des livres , c'est différent Je suis membredela Société bibliographique de Berlin.

BETNOLDS, arec joie.

n serait possible 1 cette société qui a rendu de si grands services I

M, DE WUBTZBOUI^G , avec complaisance.

« Quorum pars magna fui. »

BETltOtDS,

pu Virgile! Touchiez là. Dès qu'on parle la laïque du pays... du pays latin, on est compatriote.

Ht DB WUBTZBOVBG* lui rendant U ppigoëe 4fl o^aiii.

Mon cher compatriote,., mon cher i^eye)^

BBYlfOUli» aUaal àU table , et ngard#nt in hym qni B*y trottTeot.

Vona avez là de belles éditions.

M. DE WUBTZB0UB6.

Btde plus une jolie nièce , je m'en vanta j vous Uiverrei.

BBVN0LD9.

ÛBpent donc voir?

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