II. DB WUBTIBOim
CertâineflMnt
BEYNOLDS , examinant lei lirret.
Ua bean Târence... un Plante... un Pétrone magnifique.
(Prenant le livre et le montrant à H. de Wurtiboorg.) Air : Un homme pour faire un taffUau.
Avec toos les fragments noaveaui...
Grand Dieoi quelle Joie est U mienne I Que ces caractères sont beaux !
If. DEWUBTZBOUBG.
Imprimés par Robert Esiienne.
BEYNOLDS.
Bt c'est la bonne édition...
Voici , fage soixante-seiie , Cee doux fautes d'impression Qai ne sont pas dans ja mauvaise.
H . DI WUBTZBOUBG.
G^est juste.... etnoqs pouvons vériûeroi. je rallà.
BEYNOLDS , retournant à la table.
En vérité ! c'est un aimable homme que M. le conseiller ! toutes les éditions...
H. DEWUBTZBOUBG.
rai mieux que cela encore.
BEYNOLDS, virement.
Vraiment!
H. DE WUBTTBOUBO.
Une nièce dont les qualités et les attraits, unis à la modestie...
BEYNOLDS, pouatant un cri.
C'est magnifique! admirable! Tout ee que je désirais depuis longtemps.... une Bible primitive!
SGPULTZ.
f^l^elle trouvée!
BEYNOLDS.
Barbare que vous êtes!..,. C'est de Gutenberg.... Gutenberg lui-même , Tinventeur de l'imprimerie... (a m* de Wnrtabourg.) Peut-on toucher?
M. DE WUf^TZBOUBG.
Certaineipept.
BEYNOLDS, prenant la bible, etpaïaant entre SchulU et 11. de Wurtzbourg.
0 chef-d'œuvre de l'esprit humain ! première pierre du monument étemel élevé par le génie à la pviliaation du monde... (a schoiu.) Comment! vous n'êtes pas ému, attendri! Moi, mon cœur bat avec violence... en contemplant ces lettres presque usées, qui , semblables à des caractères magiques, ont chassé la barbarie, foit jaillir la lumière, propagé les bienfaits de la science , et rendn iinpéris3ables les produits du génie! (a m. de wuruboorg.) Quc VOUS étes hcureux , Monsieur, de posséder un tel trésor !... Mol , je donnerais tout au monde...
SCHULTZ
Y pensez-vous ?
BEYNOLDS.
Oui , oui , docteur ; vous le disiez ce matin ; c'est une belle chose que la fortune ; j'en sens maintenant tout le prix... et si je puis jamais acquérir une bible pareille...
M. DE WUBTZBOUBG.
Celle-là est à vous.
BEYNOLDS.
Dites-vous vrai?
H. DB WUBTZBOUBG.
C'est le présent de noce.
BEYNOLDS, lui aautant au cou.
Ah ! mon oncle ! mon cher oncle !... Eh bien 1 docteur, je sens que vous aviez raison , et que je m'habituerai au mariage.
SGBULTZ.
Vraiment !
REYNOLDS
Tout ce que J*en vois Jusqu'ici me semble si doux, si agréable! Des gravures, des livres! je crois encore être chez moi ; et puis un oncle charmant , un homme instruit , qui a de si belles éditions!
SCHULTZ , puunt entre AejDolds et Wnrtsboorg.
A merveille... c'est donc une affaire arrangée et conclue. Vous vous convenez tous les deux.
H. DE WUBTZBOURG etBETlfOLDS.
Certainement.
M. DB WUBTZBOUBG.
Sauf le consentement de ma nièce.. •
BEYNOLDS.
Pour cela. Je ne m'en inquiète pas; c'est l'affaire du docteur.
SCHULTZ
Je réponds de tout.
M. DE WUBTZBOUBG.
Est il possible?
SCHULTZ
Allez seulement prévenir ces dames; quant à moi , et puisque maintenant les paroles sont données, j'ai une visite à faire dans les environs. Vous me donnez bien jusqu'au dîner, n'est-il pas vrai?
(Beynolds est allé à la bibliothèqae.) M. DE WUBTZBOUBG.
A merveille, je vais dans ce salon. Mais je crains de laisser seul monsieur le comte.
SCHULTZ
Lui... U ne pense plus à nous... il est avec ses livres.
Air de la valse de Robin dei bois.
II est capable , en lisant ce grimoire, D'oublier tout, jusqu'au dîner... mais moi. De Testomac j'ai toujours la mémoire, Et reviendrai , j'en donne ici ma foi.
A ses anciens il rend une visite, U croit les voir...
M. DE WUBTZBOUBG. Mais ce sont, en effet , D'illustres morts que sa main ressuscite.
SCHULTZ
U devrait bien me donner son secret.
ENSEMBLE
H. DE WUBTZBOUBG.
A mon bonheur encor je ne puis croire ; Un tel savant était digne de moi ; Et pour ma nièce aujourd'hui quelle gloire! Il faudra bien qu'elle accepte sa foi.
SCHULTZ
11 est capable , en lisant ce grimoire , D'oublier tout, jusqu'au dîner... mais moi, De l'estomac j'ai toujours la mémoire , fit reviendrai, j'en donne ici ma foi.
(Wurtibourg et Scbulti sortent.)
OBUVRESiCOMPLËTES DB SCRIBE.