‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 396 sur 756 · II. DB WUBTIBOim · texte numérisé non relu

II. DB WUBTIBOim

CertâineflMnt

BEYNOLDS , examinant lei lirret.

Ua bean Târence... un Plante... un Pétrone magnifique.

(Prenant le livre et le montrant à H. de Wurtiboorg.) Air : Un homme pour faire un taffUau.

Avec toos les fragments noaveaui...

Grand Dieoi quelle Joie est U mienne I Que ces caractères sont beaux !

If. DEWUBTZBOUBG.

Imprimés par Robert Esiienne.

BEYNOLDS.

Bt c'est la bonne édition...

Voici , fage soixante-seiie , Cee doux fautes d'impression Qai ne sont pas dans ja mauvaise.

H . DI WUBTZBOUBG.

G^est juste.... etnoqs pouvons vériûeroi. je rallà.

BEYNOLDS , retournant à la table.

En vérité ! c'est un aimable homme que M. le conseiller ! toutes les éditions...

H. DEWUBTZBOUBG.

rai mieux que cela encore.

BEYNOLDS, virement.

Vraiment!

H. DE WUBTTBOUBO.

Une nièce dont les qualités et les attraits, unis à la modestie...

BEYNOLDS, pouatant un cri.

C'est magnifique! admirable! Tout ee que je désirais depuis longtemps.... une Bible primitive!

SGPULTZ.

f^l^elle trouvée!

BEYNOLDS.

Barbare que vous êtes!..,. C'est de Gutenberg.... Gutenberg lui-même , Tinventeur de l'imprimerie... (a m* de Wnrtabourg.) Peut-on toucher?

M. DE WUf^TZBOUBG.

Certaineipept.

BEYNOLDS, prenant la bible, etpaïaant entre SchulU et 11. de Wurtzbourg.

0 chef-d'œuvre de l'esprit humain ! première pierre du monument étemel élevé par le génie à la pviliaation du monde... (a schoiu.) Comment! vous n'êtes pas ému, attendri! Moi, mon cœur bat avec violence... en contemplant ces lettres presque usées, qui , semblables à des caractères magiques, ont chassé la barbarie, foit jaillir la lumière, propagé les bienfaits de la science , et rendn iinpéris3ables les produits du génie! (a m. de wuruboorg.) Quc VOUS étes hcureux , Monsieur, de posséder un tel trésor !... Mol , je donnerais tout au monde...

SCHULTZ

Y pensez-vous ?

BEYNOLDS.

Oui , oui , docteur ; vous le disiez ce matin ; c'est une belle chose que la fortune ; j'en sens maintenant tout le prix... et si je puis jamais acquérir une bible pareille...

M. DE WUBTZBOUBG.

Celle-là est à vous.

BEYNOLDS.

Dites-vous vrai?

H. DB WUBTZBOUBG.

C'est le présent de noce.

BEYNOLDS, lui aautant au cou.

Ah ! mon oncle ! mon cher oncle !... Eh bien 1 docteur, je sens que vous aviez raison , et que je m'habituerai au mariage.

SGBULTZ.

Vraiment !

REYNOLDS

Tout ce que J*en vois Jusqu'ici me semble si doux, si agréable! Des gravures, des livres! je crois encore être chez moi ; et puis un oncle charmant , un homme instruit , qui a de si belles éditions!

SCHULTZ , puunt entre AejDolds et Wnrtsboorg.

A merveille... c'est donc une affaire arrangée et conclue. Vous vous convenez tous les deux.

H. DE WUBTZBOURG etBETlfOLDS.

Certainement.

M. DB WUBTZBOUBG.

Sauf le consentement de ma nièce.. •

BEYNOLDS.

Pour cela. Je ne m'en inquiète pas; c'est l'affaire du docteur.

SCHULTZ

Je réponds de tout.

M. DE WUBTZBOUBG.

Est il possible?

SCHULTZ

Allez seulement prévenir ces dames; quant à moi , et puisque maintenant les paroles sont données, j'ai une visite à faire dans les environs. Vous me donnez bien jusqu'au dîner, n'est-il pas vrai?

(Beynolds est allé à la bibliothèqae.) M. DE WUBTZBOUBG.

A merveille, je vais dans ce salon. Mais je crains de laisser seul monsieur le comte.

SCHULTZ

Lui... U ne pense plus à nous... il est avec ses livres.

Air de la valse de Robin dei bois.

II est capable , en lisant ce grimoire, D'oublier tout, jusqu'au dîner... mais moi. De Testomac j'ai toujours la mémoire, Et reviendrai , j'en donne ici ma foi.

A ses anciens il rend une visite, U croit les voir...

M. DE WUBTZBOUBG. Mais ce sont, en effet , D'illustres morts que sa main ressuscite.

SCHULTZ

U devrait bien me donner son secret.

ENSEMBLE

H. DE WUBTZBOUBG.

A mon bonheur encor je ne puis croire ; Un tel savant était digne de moi ; Et pour ma nièce aujourd'hui quelle gloire! Il faudra bien qu'elle accepte sa foi.

SCHULTZ

11 est capable , en lisant ce grimoire , D'oublier tout, jusqu'au dîner... mais moi, De l'estomac j'ai toujours la mémoire , fit reviendrai, j'en donne ici ma foi.

(Wurtibourg et Scbulti sortent.)

OBUVRESiCOMPLËTES DB SCRIBE.

Page 1