SCÈNE VIII
SUBREGONDI, CUCQUOT.
SUBBEGONDI , prenant Oicqnot par le bras , et rameuat sur le devant de U scène.
Je ne te demande plus qu'un mot, mais je le veux... ( Avec mystère.) Je veux Connaître ce que cet enfant est devenu.
CLICQUOT, vivement.
Pour ça, c'est la vérité. Je n'en sais rien.
SUBREGONDI.
Tu le sais.
Non , Monsieur, Je n'ai Jamais su autre diose.
SUBREGONDI , lui serrant fortement le bras.
Tu me trompes, car tu ajoutais tout à l'heure: « J'ai oublié le reste. »
CLICQUOT
Cest une bêtise que j'ai dite , car on m'a congédié sur-le-champ, avec tant de mystère et de promptitude , que Je n'ai pas même pu savoir si c'était une fille ou un garçon... et depuis... pas la moindre nouvelle.
SUBREGONDI.
Ce n'est pas vrai I
CLICQUOT
n y a de quoi se damner! (a part.) Car le diable m'emporte si Je sais un mot de plus. (Haat) Et tout ce que Je peux ajouter, c'est qu'un an après je revins ici , au pays , où J'épousai mademoiselle Cécile Gertrude, actuellement madame Glicquot, avec qui J'ai vécu en bonne intelligence ce que tout le monde peut vous attester.
SUBREGONDI.
u ne s'agit pas de cela... tu as plus d'esprit et de finesse que tu n'en as l'air.
CLICQUOT
Du tout.
SUBREGONDI.
Je te dis que ^
C'est pour ne pas vous démentir.
SUBREGONDI.
Tu t'es arrêté au moment..
CLICQUOT
Où Je n'avais plus rien à dire.
SUBREGONDI.
Où tu as cru voir que ce mystère m'intéressait., (a demi^oix.) Eh bien! oui, et Je n'ajouterai qu'un mot: D'ici à un quart d'heure tu me livreras cet enfant, ou tu me diras où il est : sinon, tu es un homme perdu... Je ne fen dis pas davantage.
(u tort par U porte ft gauche.)
LA GRANDE AVENTURE