SCÈNE PREMIBRIi
CLARISSE , ARMAND , entraiti vÎTeisaiii par le fond.
CLARUiB.
ï.iiwCTaoi> Mennear Arnaud, laiist»«flMk
▲mUAIIDk
Ho! , aitiflM , TOUS savei conUen Je Mis iBalkemu , 61 oomliieD Je Yom aiflM 1
CLABISSB*
(Test mal à toos, ce n'M pis géttéreox. Où im pareil amour peiil41 ?ois conduire ? Vous êtes riche; Je B*ii rien.
ABMAIU).
£hl qaliiporte? fous serei à ami , tous serez m femme; il n*y a pas d^obsmdes qm puissent s'opposer à ce que j*ai résolu.
CLARISSE
Et Yotre mère qui ne consentira jamais à cette : voire mèru qui , depuis deux ans, 0 pris
soin de moi, et dont Je suis en quelque serte la pupille, ne serait-ce pas de Tingratitude ? ne «eraiC'ce pis bien mal reconnaître ses bontés?
AAMANO.
Que de fUre mon b(mheur ?
CLABISSB.
Peutpéirt ne pense-t-elle pasaind. Et Je tous le répète , monsieur Armand , je ne puis , je ne dois pas TOUS écouter, sans Taveu de votre mère.
ARMAND
Oui , vous avez raison , je lui parlerai : vingt fois déjà j'ai été sur le point de tout lui déclarer, et au moment où je prononçais votre nom, je voyais sur ses traits un air de sévérité , de froideur qui glaçait ma confiance arrêtait mes aveux ; et troublé, interdit*. Je la quittais, me promettant d'être plus hardi le lendemain , et le lendemain, c'était de même.
Votre mère est donc pour vous bien terrible?
ARMAND
Ma mère ! c'est la bonté même; une femme d'un mérite supérieur, et qui , depuis mon enfance , a tellement captivé ma confiance , que , Jusqu'à ce moment, J'avais l'habitude de tout lui dire... de penser tout huX avec elle.
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Air : L'amour qu*Bdmond a tu me taire. C'était presqae mon camarade, Mon cœar dans le sien s'épanchait ; ' Loi confiant soQYenl mainte incartade : Et quand parfois, ou timide ou discret... Je lui cachais quelques étourderies, Elle semblait toujours les ignorer...
Et sa bonté, pour punir mes folies, Sans m'en rien dire allait les réparer.
Du reste , il n*y a pas de Jeune homme plos heureux, ou plus riche que moi ; des chevaux, des chiens, des équipages, tout ce que je peux désirer.
CLARISSE
Ah ! vous avez raison d'aimer votre mère , de la préférer à tout, et loin de vouloir jamais vous engager à lui déplaire , à braver son pouvoir, je vous dirai : Renoncez à des idées qui ne peuvent faire que votre malheur et le mien.
ARMAND
Le vôtre!
CLARISSE
Oui, par pitié, par égard pour moi, n'entretenez pas des illusions impossibles à réaliser... Seul rejeton d'une illustre famille, je aheùs queb devoirs m'impose ma naissance; et quoique sans fortune , je porte un nom qui peut me donner aussi quelque fierté ; et si vous n'avez pas , comme moi, la force et le courage de souffrir en silence , il faut nous séparer, et ne plus nous voir; j'en trouverai le moyen.
ARMAND
Moi 1 vivre sans vous! cela m'est impossible, et rien ne m'empêcherait d'avouer mes tourments et mes projets, si seulement un mot de vous, Clarisse...
Air : Meê yeiuB disaient tout le contraire. De grâce, ne refusex pas Cet aveu que de yous j'i mplore ; Lui seul peut me donner, hélas !
La force que je cherche encore ; De ce mot dépend mon bonheur.
CLARISSE
Eh! comment, dans mon trouble extrême, Yous aYOuer ce que mon cour Voudrait se cacher à lui-même ?
ARMAND
Ah 1 je sms trop heureux ! Clarisse , vous serez à moi, je vous en fais serment; je le jure à vos pieds...
Que faites-vous? C'est Joseph; ce vieux donibstique vous aura aperçu.
ARMAND
Non, non jrassurez-vous, il a la vue basse.
CLARISSE
Cestégalf.ilYoittottt.