SCÈNE IL
ARMAND, CLARISSE, JOSEPH, eatrant par li porte à droite de racteor.
ARMAND , avec impatienoe.
Qu'est-ce qui famèné? Qu'est-ce que ta veux?
JOSEPH
Je ne veux rien... On n'est pas depuis trente ans domestique dans une maison, pour ne ries faire... aussi je fais mon inspection accoutumée. Je viens voir si dans ce salon tout est bien à sa place... (Avec intention.) sitout, enfin , est comme il devrait être... et je ne crois pas...
ARMAND
Que veux-tu dire?
JOSEPH , rangeant quelqiiei meables.
Je dis que j'ai bien fait d'arriver pour remettre les choses dans l'ordre. Comme il y a ce soir m bal, une grande réunion...
ARMAND
Joseph , tu abuses étrangement de ton privûége de vieux serviteur!; mais je suis encore plus que toi dans hi maison.
En un sens , c'est possible , mais sous d'autres rapports... d'abord vous n'y êtes pas depuis si longtemps que moi. 11 n'y a pas un seul meuble que je n'aie essuyé et épousseté tant de fois , que l'habitude de nos rehitions...
ARMAND
C'est bon, c'est bon...
JOSEPH
Nous a presque rendus confrères. Je me regarde comme du mobilier.
ARMAND
Oui , mais de mobilier, on en change quelque fois , surtout quand il est vieux, et je pourrais bien fimr par te congédier.
JOSEPH
Moi , Monsieur I vous me faites de hi peine poor vous quand vous me parlez comme ça. Esi-ce que c'est possible ? est-ce qu'il ne vous manquerait pas quelque chose, si je n'étais pas là pour vous aimer, (geste d'Armand) pour VOUS impatienter? Vous y êtes fait, et moi aussi, et on ne change pas comme ça ses habitudes.
ARMAND
C'est bon! en voilà assez. Où est ma mère?
JOSEPH
Dans sa chambre, où elle vous a d^ demandé, car ordinairement (regardant curiaw) elle est la première personne que vous embrasseï dans la journée.
ARMAND, févèrement.
U suffiu (A atrine«) Je vaisla voir et lui parier.
TOUJOURS
CLARISSE
Et moi, je yaîs achever ma toilette, (bu, lui
montrant U porte à droite.) AdleU ; Si VOUS m'aimCZ ,
du courage f
(Elle tort par la porte A gauche. )