SCENE XII
MADAMB DERMILLY ; ARMAND , entrant par U porte à gauctie.
ARMAND
Ah! que cette soirée m'a paru longoe!... et maintenant que l'instant approche , je voudrais l'éloigner... Dieu! ma mère!...
MADAME DERMILLY, avec douceur.
Je t'attendais , mon fils... et tu viens bien tard.
ARMAND
OoL.. je n'ai pas pu... j'ai été forcé... ou plutôt, je me suis cru obligé...
MADAMB DERMILLY, de mèuM.
De me tromper ?•«. oh! non » rien ne t'y
oblige. Ce n'est pas moi qoe ta espérais trouver en ces lieux.
ARMAND
Pourriez- vous le penser?...
MADAME DERMILLY
Je sais tout.
ARMAND
Eh quoi!... l'on vous aurait dit!... l'on m'aurait trahi I...
Non , grâce au ciel !. .. ce secret que j'ai surpris reste entre nous deux; et personne que moi n'aura vu rougir mon fils...
(EUe loi remet U lettre.) ARMAND , regardant le papier.
Ma lettre à Clarisse!...
MADAME DERMILLY
Je l'ai ouverte... et qu'ai-je vu?... une fuite... un enlèvement... un pareil éclat !... commencer aux yeux du monde par perdre de réputation celle que tu veux nommer ta femme!... Ah! mon fils !... si tu m'avais demandé conseil!... si tu m'avais dit ce matin que cette passion était si forte , si violente , que tu la plaçais au-dessQs de tout... même de l'honneur, je l'aurais épargné bien des regrets; heureusement, je le puis encore...
ARMAND
Et comment?...
(Musique douce.) MADAME DERMILLY.
Puisque tu ne peux vaincre cet amoor...
ARMAND
Achevez...
MADAME DERMILLY
Tu le veux...
ARMAND , i tes genoux.
Eh bien!...
Eh bien!... époose-là...
ARMAND
Épouser Clarisse !... vous le voolez bien ?
JOSEPH , qui entre , et qui a entendu ce dernier mot.
Qu'entends-je ! ce n'est pas possible ; madaoe ne peut consentir...
MADAME DERMILLY, payant entre Armand et Joiepk.
Si , Joseph ; à une seule condition, que je vais expliquer à mon fils.
ARMAND
Ah î tout ce que vous voudrez; j'y souscris d'avance.
MADAME DERMILLY
Donne-moi le bras jusqu'à ma chambre à coacher.
JOSEPH
Quelle faiblesse !... et ce qoe c'est que de gâter
TOUJOURS
les enfants!... mon flis Joseph épousera qui je voudrai, ou restera garçon.
ARMAND
Ah! vous êtes la meilleure des mères!... et je TOUS devrai mon bonheur.
MADAME DERMILLY
Pas encore maintenant!... mais plus tard peutêtre... je Tespère... Adieu, Joseph!... bonne nuit!...
(ioteph, qoi tient an flambeau, reste immobile; madame DermiUy aort par la droite avec Armand.)