SCÈNE V
JOSEPH; MADAifB DERMILLYet MATHILDE,
entrant par la porte latérale à gauche. MADAME DEBMILLT.
Silence, Joseph 1
JOSEPH
Qaoi ! c'est mademoiselle qui , depuis liier, habitait cet appartement?...
MADAME DERMILLY
Oui, son père voulait la rappeler ! j*ai désiré auparavant qu'elle vint passer quelques jours a?ec nous, et elle est arrivée hier soir...
MATHILDE
Si mystérieusement I...
MADAME DEBMILLT.
C'était nécessaire. Où est mon fils?
JOSEPH
Prêt à se casser le cou pour mademoiselle, qu'il a aperçue de sa fenêtre...
MATHILDE
Que veux-tu dire?...
JOSEPH
Qu'U est déddé à monter à l'escalade pour vous revoir encore, ne fût-ce qu'à vbgt pieds de hauteur.
MATHILDE
Mon pauvre cousin I... et pourquoi donc, ma tante, ne pouvons-nous pas nous voir et nous parler de plain-pied?
MADAME DERMILLY
Écoute, mon enfant, as-tu confiance en moi, et crois-tu que je veuille ton bonheur?...
MATHILDE
Oh! oui, bien certainement...
MADAME DERMILLY
Eh bien! laisse-moi faire, et pendant quelque temps encore, ne me demande rien. Aujourd'hui , nous avons du monde, un jeune Anglais , tu descendras pour le dîner, et je te présenterai alors à ton cousin et au baronnet, comme ma nièce.
Au diner ! pas avant?... ce sera bien long !...
MADAME DERMILLY
Je le conçois, surtout si d'ici là il faut encore rester renfermée. Eh bien !..• je te permets une promenade dans le parc.
MATHILDE
A la bonne heure, au moins...
MADAME DERMILLY, lui monUant prêt de la cheminée la porte par laquelle Armand eat aorti.
Cet escalier t'y conduira, et, si par hasard tu rencontrais ton cousin, tâche ou de l'éviter... ou du moins de ne pas lui dire ton nom... tu me le promets ?•••
MATHILDE
Oui, ma tante... (EUe fait quelques pa» et s'arrête.)
Mais s'il me devine ?
MADAME DERMILLY
C'est différent.
MATHILDE
Allons! j'obéirai.
( Elle aort par la petite porte à gauclM de la cbemioée.) MADAME DERMILLY , la regardant dewendre.
Mais prends donc garde. Elle va comme une étourdie!...