‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 474 sur 756 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

Les Précédents , JOSEPH.

JOSEPH

Je n'en reviens pas... Quel malheur ! quel affront pour nous !

Qu'ya-t-il?

ARMA?iD.

Qu'as-tu VU?

JOSEPH

Au salon, milord Cailille aux genoia de mademoiselle Clarisse.

MADAME DERMILLY

Eh bien ?

JOSEPH

Il s'est relevé, m'a sauté au cou, en disant: Je te présente ma femme...

ARMAND , sautant au cou de Joieph qu*il embrasie.

Ah ! mon ami !

JOSEPH

Mais lâissez-moi donc !

( Il passe à la gauche de madame DermiDj. ) ARMAND , * madame Dermilly.

Eh ! comment cela se fait-il ? comment avezvous pu réussir?...

MADAME DERMILLY

De la manière la plus simple. J'ai découvert que Clarisse , ma pupille, aimait lord Carlille.

ARMAND, ttupéfiûU

Ce n'est pas possible.

Si , mon ami , je l'ai forcée à me )*avouer. EDe l'aime . et l'aimera toujours... Toujours, entendstu bien ?

ARMAND , étonné.

Par exemple !

MADAME DERMILLY

Cela ime fois convenu , je l'ai assurée de non consentement, du tien... Elle devient milady.

TOUJOURS

MATniLDE.

Quel bonheur ! lord Garlille ne peot plus m'épouser... et malgré vous, ma tante , il faudrabien que je deTienne la femme de mon cousin.

MADAME DEBMILLT.

Oui, mon enfant.

MATHILDE

Ce n*est pas sans peine... ( a Anniind. ) Et nous avons eu assez de mal , J'espère , pour l'amener là.

ARMAND

Que dites-vous?... et si vous saviez...

MADAME DERMILLY, I Armand.

Pas un mot de plus. ( PaMtnt entre Htthilde et

Armand. A Mathilde. ) Vehge-tbl dé îtlbi , ëîl le rendant heureux. \ a Jaaeph , qui ett resté seul à

gauche. ) Eh bien ! que favais-je dit?

JOSEPH

Elle en est, ma foi ! venue à bout : et si mon fils Joseph avait eu une mèie comme vous , il ne serait pas dragon.

TOUS

Air de Uocadie.

Toujours! toujours! toujours!

C'est réiemel discours De la jeunesse et des amours; Mais le cœur d'une mère Est le seul sur la terre Qui sans erreur puisse dire : Toujout^ !

CAMILLA

oc

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