SCENE XII
Les Peécédents, MATHÎLDE.
mathilde.
bleu t qu*entends-je !,.. Non , mon cousin , non , vous ne nous quitterez pas !...
ARMAND
Il le faut!... car je vous aime trop, et je suis trop malheureux 1...
MATHILDE , k madame Dermilly.
Et VOUS n'êtes pas touchée de son désespoir?... et vous pouvez lui résister encore ? eh bien ! ma tante , moi qui ai jusqu'ici obéi à toutes vos volontés, je vous déclare que désormais on aura beau faire, rien ne m'empêchera d'aimer mon cousin... que je l'ai toujours aimé, et que je l'aimerai toujours.
MADAME DERMILLY
Et toi aussi !... ( a part. ) Pauvre enfant !...
MATUILDE, pleurant.
Oui, Armand, on est bien cruel pour nous, on veut nous rendre bien malheureux ; mais rassurez-vous, je n'épouserai personne; je resterai lille , ou je serai votre femme...
ARMAND , avec désespoir.
Ma femme ! ah ! c'en est trop!
MATHILD^.
Eh bien!... Monsieur, cela ne vous console pas un peu?.;.
ARMAND
Au contraire I cela me désespère; cela me rend furieux , car je ne sais plus maintenant à qui
m'en prendre... (Prenant à part madame permilly, pendant que Matbilde s'éloigne un peu. ) Ma mère, ma
mère bien-aiméç , vous à qui je dois tant , je n'ai plus d'espoir qu'en vous. Elle ne sait pas, elle ne peut se douter de ce que je soufli*e... vous seule pouvez me sauver; et si vous ne trouvez pas quelque moyen honorable de rompre ce mariage que j'abhorre , vous n'avez plus de (ils...
MADAME DERMILLT.
Ingrat ! pouvais-ta croire que ta mère rosserait un instant de veiller sur toi? Jç savais bien que je t'amènerais là , et grâce à moi , aujourd'hui , je l'espère...
ARMAND, arec exploaion.
Que dites-vous ?
MADAME DERMILLY
Silence ! (Montrant Matbilde qui a'eatunpeu êloigoét.)
Ta femme ne doit rien savoir.