SCÈNE V
Les Précédents, Mistriss CARINGTON.
mistriss carington.
Mon cher Edgard ! mon cher neveu 1 j'apprends votre arrivée , et me voilà.
CAMILLA , ft part.
Déjà! elle qui d'ordinaire est si longue à sa toilette...
MISTRISS CARINGTON.
J'étais si désolée qu'il n'y eût personne pour vous recevoù*.
EDGARD
Camilla étsdt là...
MISTRISS CARINGTON.
Oh! oui, certainement... mais je voulais dire quelqu'un de la famille. ( a c«niUa. ) Ma chère Camilla, allez, de grâce, dire à Pretty, à Indiana, que leur frère... que leur cousin est ici, au salon... ( A Edgard. ) il faut les cxcuscr , voyez-vous,
parce que ces demoiselles s^apprêtent pour aUer au bal.
EDGARD , vrec joie.
Il y a un bal! ce matin!... c'est vrai, en Angleterre on danse le matin ; je n'y pensais plus... A merveille ! ( a CamOia. ) Je suis votre cavalier... je vous in vite.
CAMILLA , •ouriant.
Un mstant...
MISTRISS CARINGTON.
Mais, mon neveu...
EDGARD, virament.
Elle accepte, me voilà engagé, et il le faut bien , car nous avons à achever une conversation qui m'intéresse beaucoup.
MISTRISS CARINGTON.
Qu'est-ce que c'est ?• . .
EDGARD
Un conseU que je lui demandais... Quecda se vous inquiète pas , c'est entre nous...
MISTRISS CARINGTON.
Mais allez donc , Mademoiselle, allez donc !...
Oui, Madame... (a part.) Quel dommage !... C'est égal, je crois que je connais la personne.
(Elle sort par la ditHte. )