‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 481 sur 756 · BD6ARD · texte numérisé non relu

BD6ARD

Oui, ce sont ses intentions... j'ai cru depuis longtemps les deviner ; mais jusqu'ici rien de ma part n'a pu lui foire penser que ces idées fussent les miennes.

CAMILLA

O ciel !

EDGARD

Et VOUS, Camilla, qui connaissez le caractère de ma cousine , et qui surtout connaissez le mien. .. croyez -vous qu'un tel mariage soit possible? croyez-vous que ce soit là la femme qui puisse me rendre heureux? enfin, vous qui êtes n^onamie,

OEUVRES COlffLÈTES DE SCRIBE.

est-ce là la compdgtie que vous auriez choisie pour moi?...

CAMILLA , vivemeut.

Oh î non... (se reprenanu) Mais peut-êtTC auTais- Je choisi plus mal...

EDGARD

Eh bien ! moi, en venant ici , j'avais ane autre idée , un mariage... qui a été le rêve de toute ma vie , et sur lequel je veux vous demander vos conseils.

CAMILLA , TÎTement.

Moi 1 je n'y entends rien I...

EDGARD

Vous êtes cependant la seule que je veuille consulter ; et si, dans une affaire aussi importante pour moi , vous refusez de m'entendre , c'est que vous n'êtes pas mon amie.

CAMILLA

Oh ! parlez !... parlez ; je vous écoute.

EDGARD

Eh bien ! c'est assez difficile à expliquer.

C'est égal, je tâcherai de comprendre.

EDGARD

Vous vous doutez bien que c'est quelqu'un que j'aime ; mais cet amour-là n'est rien encore auprès de la confiance que j'ai en elle , auprès de Festime que m'inspirent sa raison , sa prudence.

CAMILLA

Peut-être vous abusez-vous.

EDGARD

Non, non, j'en suis certain, et s'il faut vous dire... Dieu ! c'est ma tante !...

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