‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 486 sur 756 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Précédents, 'WILLIAM.

WILLIAM

Mistriss Mittin, la marchande de modes, demande à parler à ces dames.

MISTRISS CARINGTON.

Nous n'avons besoin de rien.

PRETTY

A moins que mon frère n'ait besoin de me donner un chapeau?...

S96ARD , «TOC ua peu d'hameur et regardant toujours GamUk.

Moi!

PRETTY

Est-ce que cela te fâche ?

BDGARD.

Du tout ; prends-en deux , trois , si tu veux.

PRBTTY, à WiUiam.

Vous direz à mistriss Mittin que nous passerons demain chez elle. Qu'est-ce que c'e^ que ce papier que tu tiens là?

(Edgard passe auprèa de U table , à U gauche de CamUla. ) WILLIAM.

Le mémoire de mistriss Mittin.

MISTRISS CARINGTON, le prenant.

Un mémoire... mais j'ai tout payé dernièrement pour moi et pour ces demoiselles ; car je leur ai toujours répété qu'il ne fallait jamais avoir de dettes... (Déployant le mémoire.) et que quand on avait de l'ordre , on acquittait toujours sur-lechamp, et sans remettre au lendemain... Ah!

ah!... c^est pour GamiUa , c'est différent., (uont.) « Restant de compte... trois guinées... »

INDIANA

Tiens !... la voilà comme les demoiselles du grand monde, elle doit à la marchande de modes.

(Prelty passe à U droite d*lDdiana«) CAMILLA, arec embarras.

Oui... sans doute... (a wuuam.) Dites à mistriss Mittin... que je la verrai... que je lui parlerai demain...

MISTRISS CARINGTON.

Pourquoi pas tout de suite ?

CAMILLA

Il est inutile en ce moment et devant vous... de régler... de pareils comptes...

MISTRISS CARINGTON.

Est-ce que par hasard ils seraient plus considérables que nous ne pensons ?... S*il en était ainsi , ma chère enfant , il faudrait me le dire bien franchement; il n'y a pas grand mal, et je vous avancerai tout ce que vous voudrez.

CAMILLA

Vous êtes bien bonne , Madame ; je n'ai besoin de rien , et c'est nous occuper trop longtemps de misères semblables, qui, si nous n'y prenons garde , vont vous faire oublier l'heure du baL

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