SCÈNE XL
CAMILLA ; LUDWORTH , entrant par U droite. LUDWOBTH,lpart.
C'est elle !... elle est seule !...
CAMILLA , de même.
Le voilà !
LUDWOBTH.
Si elle pouvait m'adresser la parole la première...
CAMILLA
n se tait... à la bonne heure... et tant qu'il lui plaira... car ce n'est pas moi qui lui parlerai..
LUDWOBTH, «prêt un inatant de ailence, et timideinent.
Mademoiselle... vous venezde voir M. Liond..,
CAMILLA
Oui, Monsieur...
LUDWOBTH , arec embarraa.
Je l'avais vu aussi ce matin...
CAMILLA
Oui, Monsieur...
LUDWOBTH, timidement.
J'ai été assez heureu](... pour qu'il me permit de lui offrir mes services, et celui-là , et tous ceux qu'il pourra attendre de moi... certainement., il n'a qu'à parler...
CAMILLA
Vous êtes bien bon... mon frère vous en remercie bien...
LUDWOBTH , avec fea.
Ohl Mademoiselle!... (s*arrètant.) Et puis-je croire que vous aussi vpus m'en saurez quelque gré...?
CAMILLA , avec embarrai.
Sans doute... et soyez sûr. Monsieur, que tout ce qu'on fait pour mon frère...
LUDWOBTH, mement.
Je comprends...
CAMILLA, avec embarraa,
Non , vous pourriez voua tromper. . . je veux dire seulement que votre franchise... votre loyauté...
LUDWOBTH • de même.
Je comprends bien...
CAHILLA f avec impatience.
Mais, da tout, vous ne comprenez pas...
LUDWOaTH.
C'est égal , dites toujours; je ne demande pas des discours , des phrases , je ne suis pas exigeant...
GAMILLA.
Eh bien! tant mieux 1... car je ne peux vous donner que mon estime et ma reconnaissance.
LUDWORTH.
Ah ! c'est tout ce que je demande , et je vous en remercie à genoux...
( Il tombe aies genoux. ) CAMILLA.
Mais •Monsieur!
LUDWOBTH.
Cest tout ce que je veux, cela me suffit; je suis le plus heureux des hommes.
CAMILLA , voulant le faire relever.
Mais de grâce I... (Elle aperçoit Edgard, qui paraît dana le jardin , à la porte dn fond. Elle pooaae an cri. )
Ah!...
(Edgard jette »ur elle an regard de colère, et a*éloigne.) LUDWORTH , toajoon à genoux.
Q u'avez-vous donc ?. . •
CAUILLA.
n vous a vu là , à mes pieds...
LUDWORTH.
Qui , ce monsieur qui s'éloigne ?...
CAMILLA
Eh! (ml. Monsieur; et que voulez-vous maintenant qu'il pense de moi ?...
LUDWORTH.
G'estbien simple ; et je m'en vais lui expliquer...
( 11 le lèTe , et court vert le fond en criant : ) MoUSlOUr ,
Monsieur...
CAMILLA , r arrêtant.
Eh! non, vraiment., laissez-moi, partez... je vous en conjure...
LUDWORTH.
Mais d'où vient ce trouble , cet eflroi ?... et que peut-on dh-e puisque je vous aime ?...
CAMILLA , eflrayéeet voulant le faire taire.
Au nom du ciel !
LUDWORTH , I haute voix.
Je le dirai tout haut : je vous aime...
CAMILLA, de même.
Eh bien! Monsieur, si vous m'aimez, je n'en demande qu'une prettve...^ partez... partez à l'instant.
LUDWORTH.
Avec plaisir ; je croyais que ce serait quelque
chose de plus difficile... (Ila*en va, et au moment de •orUr, il a'arrête, et revient auprès de CamiUa lui dire: )
Mais, cependant , ce que j'avais promis à votre frère...
CAMILLA, avec impatience.
Eh bien ! encore ici !...
LUDWORTH.
Je m'en vais, je m'en vais... (n •'^oigM, «ta*ar.
réte encore en disant: ) G'eSt à VOUS que je FadrCS-
serai, que je l'enverrai.
( Gamilla le pre«e de sortir ; il sort.)