SCÈNE VIL LABOURDINIÈRE , DE KERNONEK
LABOUBDINliaS.
Que demande Monsieur?
DB KEBNONEK.
Qui Je demande ? la maltresse de la maison, ■a sœur, madame Desperriers.
LABOURDINIÈRE.
Monsieur est le frère de la propriétaire , madame Desperriers, cette aimable capitaliste, que f ai rencontrée tout à Theure en venant.
DB KERNONEK.
Elle est sortie?
LABOURDINIÈRE.
Elle était dans sa voiture avec une jeune personne.
DE KERNONEK.
Ma fiUe; il n*y aura personne à mon arrivée; commi! c'est aimable I (s^aMeyant.) Allons, j'attendrai.
LABOURDINIÈRE.
Coflune vous voudrez.*, mais je dois vous prévenir que madame Desperriers ne demeure plus
ÎCL ( De Keraonek, qui t'éUit asi», te lère. ) Elle a priS
Tappartement du second, et a cédé le premier à M. Piffart, le célèbre M. Pifiart, que vous con* naissez sans doute.
DE KERNONEK.
Non, Monsieur, je viens de la Bretagne.
LABOURDINIÈRE.
Cest donc cela.
DE KERNONEK.
Est-ce que ma sœur aurait diminué de son tndn de maison?
LABOURDINIÈRE.
Non, Monsieur, au contraire, lancée comme die rest dans les plus brillantes opération»**.
DE KERNONEK.
Elle est heureuse ! tout lui réussit Tal peutêtre le double de sa fortune... eh bien I ma sœur a trouvé le moyen de m'édipser, de briller à Paris, tandis que je végète en province.
LABOURDINIÈRE.
V^éter I vous êtes bien modeste*
DE KERNONEK.
C'est le mot; qui est-ce qui sait que M. de Kernonek est propriétaire de six mille arpentsdebois en Bretagne? personne, excepté le percepteur des contributions, qui encore n*a pas plus d'égards pour moi que pour un membre du petit collège.
LABOURDINIÈRE.
n serait vrai!
DE KERNONEK.
C'est comme je vous le dis, c'est une horreur; aussi , je ne peux pas rester au pays. Il faut que je vende mes propriétés , si je peux en venir à bout, et que je trouve id quelque moyen d'employer honorablement mes capitaux...
LABOURDINIÈRE.
n y a tant d'occasions...
DE KERNONEK.
Lesquelles?
LABOURDINIÈRE.
Tenez, sans aller plus loin , ce M. Piffart , dont je vous parlais tout à l'heure , et qui jouit d'une renommée européenne; il était comme vous, il avait des fonds, de la fortune, et par-dessus le marché, il voulait de la gloire , de la considération. Il a attaché son nom à quelques entreprises colossales; une, enu*eaua*es, qu'il commence en ce moment, et où n'est pas admis qui veut.
DE KERNONEK.
Et laquelle?
LABOURDINIÈRE.
Ce n'est pas mon affaire; cela ne me regarde pas; mais d'après ce que j'ai entendu dire, cela va faire un bruit dans Paris, sans compter que lui et les principaux actionnaires en retireront des bénéfices inunenses; mais ce n'est pas là ce qui vous touche , vous n'y tenez pas.
DE KERNONEK.
Pourquoi donc? quand cela se rencontre. Et vous dites que cette entreprise...