SCÈNE VIII
Les Précédents, Madame DESPERRIERS, ESTELLE.
Air : Cest moi ( de L<ocadie ).
ENSEMBLE
If AD AVE DESPERRIERS, ESTELLE, C'est lui , c'est lui , c'est lui ,
Munpère j ^^^..
Mon rrére ) Mon cœur Ignorait ce bonheur.
Oui, c'est lui, oui, c'est lui.
Prés de nous le voici.
DE KERNONEK.
Ma sœur, ma fille ici.
Eh quoi! vous ici!
Mon cœur, etc., etc.
DE KBRNONBK , d'an air dittrait.
Bonjour, bonjour, ma sœur, ma chère enfant, je suis enchanté de vous voir; j'arrive à Finstant» et vais monter chez vous ; mais je suis ici à causer d'affaires.
( U pme tuprè» de Laboardinière. ) UADAIIE DESPERRIEBS.
Déjà ?
DE KBRIfONEK.
Oui, une affaire importante, sur laquelle je voudrais avoir des renseignements; Tentreprise de M* Piffart
MADAME DESPEERICRS.
Comment! à peine arrivé, vous en aves déjà entendu parier. Il paraît que c'est excellent.
LABOURDINIÈRE.
Admirable. Une entreprise par des puits artésiens.
MADAME DESPERRIERS.
Ah I c'est cela I je ne le savais pas ; mais c'est égal , j'en suis; j'y ai pris des actions.
DE KERNONEK.
Vous, des actions?
MADAME DESPERRIERS.
Certainement; j'en ai vingt-cinq.
DE KERNONER.
Il est dit que ma sœur me préviendra en tout
Air de Oui ou Ifon, Toujours elle arrive avant moi.
Ce fut toujours sa destinée :
Même en naissant... oui, sur ma fol, Je suis cadet... elle est l'ainée.
Je l'ai regretté bien des fois.
MADAME DESPERRIERS. Ah ! si c'est là ce qui vous blesse.
Je vous céderai tous mes droits Pour n'avoir pas le droit d'aînesse.
DE K.ERNONEK.
Par malheur, cela ne se peut pas ; mais le! c'est différent, et pour l'emporter au moins une fois en ma vie , je prends quarante actions.
LABOURDimÈRE.
C'est bien.
DE KERNONEK,
Et nous verrons.
MADAME DESPERRIERS.
Vous les prenez , c'est facile à dire; il faut qu'il y en ait, et j'en doute.
DE K.EENONEK.
Eh bien ! ma chère sœur, on les payera un peu plus cher, et voilà tout
LABOURDINIÈRE, à part.
A merveille, voilà qu'elles montent déjà... Eh! tenez, tenez, voici M. le directeur-gérant
( Il rentre dam le cabinet de PiflTart. )