DANIEL, AURÉLIE
AUBÉLIE.
Eh mais! Daniel, est-ce à vous que ce compliment s'adresse?...
Une plaisanterie. Madame.
AURÉLIE
Et pourtant elle n'a pas tout à fait tort ; car. moi aussi , depuis quelques jours , je vous trouve l'air triste , inquiet.. Qu'est-ce donc, mon ami? qu'avez-vous?
DANIEL
Rien, Madame ; un peu de préoccupation... ks affaires qui me sont confiées...
AUBÉLIE.
Quelque mauvaise nouvelle ?...
DANIEL
Au contraire ; tout va bien , très-bien.
AUBÉLIE.
Mais alors vous avez donc reçu quelque lettre de M. de fiussières ?... vous ne m'en avez rien dit
DANIEL
Oh ! une lettre d'affaires , voilà tout ; sans cela » je l'aurais montrée à madame.
AURÉLIE
Qu'est-ce donc qui vous inquiète , si ce n'est sa santé?
DANIEL
Mais... la vôtre, peut-être...
Cooiment !.•• que voulez-vous dire ?^,
LE GARDIEN
BANIEL.
Pardon! Madame; mais il me semble quelquefois que vous risquez un peu trop cette santé qui nous est si chère à tous I... les plaisirs, les bato, les soirées ?ous la font oublier; et souvent ici, à trois heures du matin , quand Je travaille au bureau , j'entends la voiture de madame...
AUaÉLIE.
Quoi !••• vous ne dormez pas ?...
DAMEU
Cela m^est impossible, tant que tout le monde n*est pas rentré.
AURÉLIE
Tant de soins, d'amitié !... Pauvre Daniel !
Aj& d'Yeha.
Mais, je ie sais, ce n'est pas tout encore : Vous été» lA, toujours à mes cdlès ; Et loin de moi... croyez-vous qu'on l'ignore? Tous les périls sont par vous écartés.
Oui, les plaisirs dont le charme m'entratne, Cest à vous seul, à vous que je les doi... Et s'ils n'ont plus de danger ni de peine. C'est que vous y pensez pour moi.