‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 557 sur 756 · SOT · texte numérisé non relu

SOT

▲UlÉtl^t foonanl un on.

Ah!

H. PB YARADES.

Pardon» Madaae... pardon.

AURÉLIB.

Qwt fgdtefikfoosid, MonfienrP... qneUe témérité I...

M. DB VARABBS.

De grâce, écoutei-Bioi.

AURÉLIB.

Non , Monsieur, non... laissei^moi... sortez...

(BUa paate à gauche. ) M. DE YABADES.

Oh I jamais, jamais!... et puisque je tous ai Buifie jusqu'en ces lieux...

AURÉLIB.

Suivie!... Yousétiei là?...

H. DE TARADES.

Eh bien! non; j'ai précédé ?os pas... je suis nrriYé ce soir... il y a longtemps... j'étais instruit de tout... je savais que vous vouliez m'éviter , me fuir... je le savais, Madame !... Cette défense de Yous accompagner, de vous retrouver au bal, de vous revoir... quelques ordres que j'ai surpris... me fallait-il davantage pour m'éclairer sur vos démarches , sur vos projets ?...

AURÉLIB.

EtYOusiveiosé?..,

M. DB YABADES.

Tétais si malheureux! ma tête s'est égarée... mon cœur m'a conduit dans cette retraite, où j'ai pénétré en secret., en secret, Madame!... pour vous voir , voBsparler, ne fût-ce qu'un instant !...

AURÉLIE

Mais vous me perdez , Monsieur !..,

M. DE YABADES.

Non, non... Dites-moi quel est mon crime, ponr me cbasser de votre présence , pour me fuir jusqu'en ces lieux!... Oh! dites, dites, que je BBche tout, que je me justifie !...

AURÊLIE.

Ah 1 vous me feites trembler !•••

M. DE VARADBS.

Et que craignez-vous donc, quand mon respect vous répond de moi ?... quand , dans la crainte devons offenser, de vous déplaire, je cache au fond de mon cœur, et au risque d'être à jamais malheureux, l'amour qui me cousmiie?...

AURÉLIB, trarenant le théâtre.

Monsieur...

M. DB VARADBS.

Pardon , pardon l ce mot m'est échappé... c'est la première fois... Aurélie , oui, je vous aime, je p'aime que vous !... mon sort , mon bonheur , ma

vie , tout dépend de vous I... jugez donc si je puis vous perdre l...

AURÉLIE

Ah ! voilà ce que je craignais!... Vous voyez bien que j'avais raison de vous fuir... Songez donc que je ne suis plus libre, que je ne puis vous aimer sans être coupable...

M. DE YABADES.

Oh ! non, non, vous ne l'êtes pas!... vous, si malheureuse , soumise à un esclavage... à une tyrannie, qui vingt fois m'ont fait rougir pour vous... Vous, coupable!... et de quoi?... d'écouter un ami qui donnerait sa vie plutôt que de vous causer un chagrin, un regret., qui respecte en vous ce qu'il y a de plus pur et de plus parfait au monde... et qui , en ce moment encore, mourrait content s'il entendait de votre bouche un mot d'espoir, un mot de pardon... Oh ! dites que vous me pardonnez!...

AURÉLIB.

Entendez-vous?... on monte l'escalier...

M. DB VARADES

Je m'éloigne... mais im mot... un seul mot., et si vous m'aimez...

(On frappe à U porte du fond.) AURÉLIE.

On frappe!

(u. deYaradet, au fond, et montrant la porte du cabinet à droite, dont il se rapproche doucement , et qu'il ouvre. — On frappe encore.)

AURÉLIB, allant vert le fond.

Qui est là?...

DANIEL, en dehors.

Moi... Daniel.

M. DB VARADBS , tur U porta du cabinet.

Toujours lui!...

(il entre dans le cabinet, dont il fierme la porte. Aurélie va ouvrir oeUe du fond.)

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