‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 578 sur 756 · FRANÇOIS · texte numérisé non relu

FRANÇOIS

Je vous le dirai, ce n'est pas là ce qui m'inquiète.

BABBT 9 de mftme.

Et quoi donc?

M. FRANÇOIS, tendrement.

C'est VOUS, chère Babet, cette défiance, cette réserve continuelle que vous opposez sans cesse à mon amour ! on dirait que vous n*osez m*aimer qu'à Fabri d'un contrat Ah l si votre coeur était réellement épris!

BABBT , bas et ttno amour.

Ingrat! plaignez-vous, je vous le conseiUe, quand je ne pense qu'à vous , que je ne sais heureuse qu'auprès de vous.

LB MOULIN Mi lAYBLLE.

FRANÇOIS, «rM]oie«

Vrai?

BABET, bat.

Si VOUS me trompiex , je serais si malheiireiise 1 si à plaindre !

JUSTINE » M mettant entra Pren^oia et Babet, et lea •garant.

Ail çà ! ies amoureux, les coufersations particulières sont défendues.

BABBT, arec hameiir.

Quel ennui I on ne peut pas causer.

JUSTINE

Ce n'est pas pour faire du sentiment ft vous deux que nous sommes venues hors barrières, il faut que M. François soit aimable pour tout le moncte.

M* FRANÇOIS , gaiement.

C'est juste , je Tais commander le dîner.

Air du Verre, Allons, mes belles, dépéchons, La carte sera bientôt faite ; La galle qui fuit les salons , Se réfugie à la guinguette !

Je conçois pourquoi , dans Paris , Plaisirs et bonheur n'entrent guère ; Les amooreux et les commis Les retiennent à la barrière !

TOUTES

Les amoureux et les commis

Les retiennent à la barrière !

(il s'est aidsâefant la table, a pris la plume, et Ta écrire U

carte.)

BABET , Tempèchant d*écrire.

Non pas ! c'est nous qui vous traitons ; ?ous avez accepté.

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