SCÈNE X
Les Pbégêdbnts; LE PRINCE,
LE PRINCE
Eh bien ! Mademoiselle Toinon, on vous attend, on vous appelle ; car il paraît qu'avant le souper, il s'agit d*un bal; je paye les ménétriers,
TOINON
Un bai ! emportons tout , je cours ôter mon tablier. ( Elle sort et emporte le saladier. ) DUBOIS.
Ah ! Monseigneur, je vous cheidiais.
LE PRINCE , titement.
Moi aussi, l'abbé. Jamais Babet n'a été plus aimable , plus tendre ; elle ne me résistera plus longtemps; elle est à moi.
DUBOIS
Il ne s'agit pas de cela.
Si , vraiment ; et pendant que ces petites filles vont danser, dans le tamulte du bal , il me sera facile de la déterminer, de l'entraîner.
DUBOIS , avec impatience.
Mais, Monseigneur...
LE PRINCE
Tais-toi donc, les instants sont prédeux.
DUBOIS
A qui le dites-vous?
LE PRINCE
Charge-toi seulement de me faire avancer un fiacre ; prends-le à l'heure ; et pas trop vif.
DUBOIS
Mais écoutez-moi, de grâce.
LE PRINCE
Ah) tu ne veux pas... (Appelant à hante voU.) Garçon! un fiacre I... (a. on garçon qui a paru à sa Toix.) Va vite... (Lui donnant une pièce de mounaie. )
Qu'il m'attende à la porte. ( Le garçon sort. )
DUBOIS, toujours I demi>foix.
Comment , morbleu ! quand nous sommes me< nacés, quand un complot infernal...
LE PRINCE
Encore 1 je crois qu'il en invente pour se rendre nécessaire.
DUBOIS , hors de lui.
Je VOUS dis que je suis la conspiration à la piste.
LE PRINCE
Va-t'en au diable, il n'y a de conspirateur que toi contre mon repos et mes plaisirs.
DUBOIS, à part.
Allons, il faudra le sauver malgré lui, et sans qu'il s'en doute. (Haut. ) Mais un mot seulement
(Le prince le repou«e et court 4 Babet, qui entre arec toutes les grisettes. )