‹ Œuvres complètes de M. Eugène ScribeChapitre 593 sur 756 · LE RÉGENT , VERDIER · texte numérisé non relu

LE RÉGENT , VERDIER

VERDIER

Je viens prendre pour ce soùr les ordres de son altesse.

LE RÉGENT

Un souper de douze couvcrtsdans le petitsaloa; voici la liste des convives qui sont adniis.

( Lui donnant uo papier. ) VERDIER, lisant

Quatre messieurs seulemenu

LE MOULIN DE JAVELLE

LE BÉGBNT.

Ouït et pois noi , et Dubois qui est de toutes les hoimes fêtes, (a part.) D'ailleurs je Tai promis à mademoiselle Toinon qui compte sur M. Pmdhomme. (Haut.) Pour les dames...

TERDIEB.

Celles d'avant hier...

LE EÉ6ENT.

Du tout.

VEEUIER.

Aia : n n*ett pas temps de nous quitter. Quoi! la duchesse...

LE RÉGENT

Eh! noii,?raiinent Que nous importent les duchesses i

VERDIER

0 ciel !... c'est donc d'un plus haut rang? Des altesses ?...

LE RÉGENT

Oui , des altesses !

Des princesses , des majestés l

(Apart. ) Si la fraîcheur, la gentillesse.

Aujourd'hui, parmi nos beautés, Etaient des titres de noblesse.

( 11 le lèfe et fiant sur le devant de la icëne. Haut. )

Mais « grâce au ciel , mon cher Verdicr, tu ne les connais pas , elles ne sont jamais venues ici, et c'est bien ce qui en fait le charme; ce soir à neuf heures , et nous n'en sommes pas loin , elles seront à la petite porte de la rue de Valois , tu les recevras.

VERDIER

Je leur offrirai la main pour descendre de voiture.

LE RÉGENT , avec indignation.

Une voiture I j'espère bien qu'elles viendront à pied; si cependant elles arrivaient en iiacre , ce qui m'étonnerait, que la grande porte leur soit ouverte.

VERDIER

Un fiacre I il n'en est jamais entré dans la cour du palais.

LE RÉGENT

Que celui-là soit privilégié et traité avec tous les égards dus au mérite qu'il renferme !

VERDIER

Oui, Monseigneur.

LE RÉGENT

Tu feras attendre les personnes là , dans la salle du conseil.

( Montrant la porte i droite. ) VERDIER.

Od , Monseigneur. ( a pan. ) Qui diable ça peut-il être?

LE RÉGENT

Mais il y ena une qui arrivera avant les autres... (Apwt.) Du moms elle me Ta bien promis... ( Hant. ) Mademoiselle Babet ; tu entends.

VERDIER

Oui, Monseigneur, un nom déguisé.

LE RÉGENT , loi frappant sar Tépanle et d'un ton ironique.

Tu as de l'esprit , Verdier.

VERDIER

Un peu de tact, un peu de finesse, et voilà tout

LE RÉGENT, à part, le regardant.

Un imbécile, qui ne voit et n'entend rien. ( Haut. ) Enfin dès que mademoiselle Babet paraîtra , tu la feras entrer de ce côté.

( Montrant la porte à gauche. ) VERDIER.

Oui , Monseigneur , et votre altesse peut être sûre...

LE RÉGENT

C'est bien, va-t'en.

( 11 s'aasied auprès de la table. ) VERDIER , oontiniunt ses salutations.

C'est trop d'honneur.

LE RÉGENT

Comme tu voudras; mais laisse-moi. (vsrdier sort. ) Car il ne sera pas dit que le souper se passera sans chansons , et j'ai là quelques couplets à achever.

( Chantant. ) Eh ! bon , bon , bon , Que le vin est bon !

Buvons à nos sultanes.

Eh! voici justement l'abbé.

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