SCÈNE IX
Les Précédents ; D^AUBIGNY , le brai en écbarpe.
D^AUBIGNY , entrant brusquement.
Eh bien ! que me veut-on? mon supplice est-il prêt?... Dieu!Babet
BABET, courant à lui.
Monsieur d'Aubigny!
C'est son autre.
JUSTINE
Est-ce que M. François Taurait aussi invité à souper?
TOINON
Il serait bon enfant , par exemple I
d'aubignt.
Je ne sais encore si Je veille , me retrouver auprès de vous et de ces demoiselles, moi, emprisonné , arrêté.
babbt.
Que dites-vous ?
D^AUBIGNT.
Que surpris et désarmé an moment où Je tentais d^enlever le Jeune roL..
BABBT.
Vous, Monsieur?
d'aubignt.
Rien ne peut me sauver ; je le sais , et Je me résigne à mon sort ; mais la duchesse ; mais ses amis , qui ignorent que Porto-Carrero vient d*être arrêté, que le coup est manqué, et qui vont se compromettre, s'exposer. Ah l si Je pouvais seulement les prévenir.
BABET
Qui vous en empêche ?
d'aubignt.
Et comment sorthr de ces lieux?... comment échapper à mes ennemis!
BABET
Rien de plus facile, en nous adressant l M. François...
TOINON
Son bon ami , qui nous a amenées icL
d'aubigny.
M. François , mon adversaire d'hier au soir.
BABET, vivement.
Ah ! cela n'y fait rien , il vous sauvera , f ea réponds ; il vous conduira hors de ce palais , il le connaît si bien.
d'aubignt.
Trop bien peut-être ! et puisqu'il vous y a conduite , il y a id quelque piège , quelque trahisoo qui vous menace.
Am : Quand l'ÀnumrnaqwUâ Cytkire,
Pour une fille jeune et belle,
Savea-vous bien qu'à tous las yeux,
Cest être déjà criminelle
Que de paraître dans ces lieux...
Dans ce palais il n'est personne Qui de régner n'obtienne la faveur...
Mais pour un jour... et c'est une couronne
Qu'il faut payer de son honneur.
BABET
Quelle idée ! lui , M. François , vous ne le connaissez pas.
d'aubigny.
Non , mais plutOt mourir que de lui rien devoir.
TOINON
Eh bien! M. Prudhomme...
BÀBET.
Il est si bon enfant ; il vous rendra ce service.
TOINON
Il le faudra bien, moi , d'abord , je l'exige. Et lui qui avait promis de revenir si vite.